Burkina Faso: Rendez-vous le 05 janvier 2017 pour le procès de 27 militaires concernés par un putsch de 2015

Afriquinfos 9 Vues
2 Min de Lecture

Ouagadougou (© 2016 Afriquinfos)- 27 militaires burkinabè accusés d’avoir projeté en 2015 de libérer des collègues en prison après le putsch raté de la même année, commenceront à être fixés sur leur sort à partir du 05 janvier 2017.

 

Ces soldats avaient été envoyés en prison, sans bénéficier de services d’avocats pour leur défense, selon l’AFP. «En l’absence des avocats commis à la défense de certains prévenus (…), le tribunal a décidé de renvoyer le procès au jeudi 5 janvier 2017», a déclaré, le juge Seydou Ouédraogo.

Au tribunal militaire de Ouagadougou, les avocats commis d’office pour ces prévenus ont estimé n’avoir pas eu  «assez de temps» pour prendre connaissance du dossier et échanger avec leurs clients avant l’ouverture du procès. Ces 27 militaires sont composés de 23 soldats et 4 officiers; tous font partie de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), du président déchu, Blaise Compaoré. Ils sont tous poursuivis pour «associations de malfaiteurs, détention illégale d’armes à feu et de munitions, et enfin pour complicité».

Pour ces accusations, ils risquent la peine de mort. Ils avaient planifié selon l’arrêt de renvoi, attaquer la maison d’arrêt et de correction des armées de Ouagadougou, pour libérer le général  Gilbert Diendéré, l’ex-chef du RSP, Djibril Bassolé, l’ancien ministre des Affaires étrangères, et tous les autres militaires détenus pour leur implication présumée dans le push manqué de 2015.

Selon les témoignages du parquet, les militaires accusés, avait également voulu attaquer la gendarmerie de Ouagadougou et un dépôt d’armes de l’armée situé près de la capitale. Toutes ces actions visaient la reconstitution du RSP, la réintégration au sein de l’armée de certains soldat radiés en 2011, le versement des primes qu’ils n avaient pas reçues après leur retour d’une mission de l’ONU…

Rachèle K. K.