Madagascar : lancement du projet de gestion et de maîtrise de la génétique de deux espèces de poissons

ecapital
2 Min de Lecture

Le projet de gestion et de maîtrise de la génétique de deux espèces de poissons, à savoir la carpe commune (Cyprinus carpio) et le tilapia (Oreochromis niloticus), a été lancé récemment à Antananarivo, la capitale malgache, a-t-on appris lundi auprès du Centre de ressources scientifique pour l'agriculture et l'environnement (Cersae).

Ce projet qui entre dans le cadre du programme de promotion de la recherche en partenariat à Madagascar dans le secteur du développement rural (PARRUR), financé par le ministère français des Affaires étrangères et européennes, favorise les recherches sur les contraintes génétiques, pathologiques, socioéconomiques de la filière pisciculture dans cinq régions différentes de la grande île dont l'Itasy, le Vakinankaratra, l'Analamanga, la Haute-Matsiatra (centre) et l'Analanjirofo (est).

Le projet comportera également des formations pour les spécialistes et un renforcement de capacités en génétique et en pathologie aquacole afin d'améliorer les pratiques de gestion de la reproduction, l'augmentation de la production ainsi que la maîtrise des éventuelles maladies des ces deux espèces de poissons.

- Advertisement -

Dernièrement, les pisciculteurs de carpe et du tilapia ont rencontré des problèmes dans l'élevage de ces poissons, l'offre n'arrive plus à satisfaire la demande. Selon les pisciculteurs, une dégénérescence des variétés de poissons a été constatée. Actuellement, il faut 6 mois d'élevage pour atteindre un poids de 1 kg par poisson avec les mêmes rations alimentaires alors qu'auparavant, il en faut seulement trois mois.

De plus, le prix de l'alevin a augmenté en l'espace de quelques mois. Le mois de novembre et décembre derniers, l'alevin coûtait 70 Ariary (1 dollar équivaut à 2 000 Ariary) alors qu'en avril, il atteignait les 200 Ariary. Cette hausse est due au taux de mortalité dans la production d'alevins qui va jusqu'à 20% à 30%.

Il est à noter que la pisciculture paysanne produit près de 3 000 tonnes par an alors que la consommation de poisson annuelle des Malgaches est de 7 kg par habitant. Madagascar est peuplé de 21 millions d’habitants.