La majorité des syndicats votera en faveur de la nouvelle Constitution

Afriquinfos Editeur
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Ainsi, la commission administrative de l'Union marocaine du travail (UMT) a appelé ses militants et militantes à voter "oui" pour le projet de révision de Constitution.

Un communiqué de la centrale syndicale précise que le projet de nouvelle Constitution a répondu à la quasi-totalité des propositions contenues dans le mémorandum de l'UMT sur tous les plans, notamment celles relatives aux droits économiques, sociaux et environnementaux, estimant que le projet de la nouvelle Loi fondamentale répond de manière générale aux attentes et aspirations de la classe ouvrière, du peuple et de ses forces vives à une nouvelle Constitution qui jette les fondements d'une véritable démocratie.

Pour sa part, l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), a estimé que le projet de Constitution a répondu aux attentes de l'ensemble de la société marocaine, préservé l'identité nationale et sauvegardé les acquis qui figurent dans l'actuelle Constitution.

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Selon son secrétaire général, M. Hamid Chabat, l'institution monarchique a toujours eu un sens élevé de l'anticipation et de l'écoute des aspirations de toutes les composantes du peuple marocain.

De son coté, l'Union nationale du travail au Maroc (UNTM), a décidé à l'issue de la réunion lundi à Rabat de son Conseil national, de voter "oui" pour le projet de révision de la Constitution.

Un communiqué de l'Union, publié mardi, indique que la majorité des membres du conseil national ont décidé de voter en faveur de la nouvelle Constitution, appelant les membres de cette organisation syndicale et le peuple marocain à voter pour ce texte fondateur qui devra renforcer la place du Maroc sur le plan régional et international.

La Fédération démocratique du travail (FDT), quant à elle, réunira ce mercredi son conseil national qui devrait, en principe, confirmer son vote positif en faveur du "oui" à la nouvelle Constitution.  

Abderrahmane Azzouzi, secrétaire général de la FDT, a indiqué que le projet de Constitution répondait dans son ensemble aux propositions présentées par les partis politiques et les centrales syndicales à la commission chargée de la révision de la Constitution.

"Nous avons relevé avec satisfaction notre proposition sur le maintien de la représentativité syndicale au sein de la deuxième chambre du Parlement", a-t-il expliqué.

Seul le conseil national de la Confédération démocratique du travail (CDT) a décidé de boycotter le référendum sur le projet de Constitution.

Le conseil justifie, dans un communiqué, cette décision en invoquant la méthodologie adoptée pour préparer la Constitution qui, estime-t-il, est loin d'être participative, empêchant l'implication effective et réelle.

La décision de la CDT a été également prise par l'Alliance de la gauche démocratique qui considère que le contenu de la nouvelle Constitution et ses fondements restent prisonniers, dans leur essence, du système politique traditionnel et que, par voie de conséquence, ne se hissent pas à la hauteur de l'édification d'un système politique démocratique, indique le communiqué.

L'Alliance de la gauche démocratique regroupe trois petits partis politiques marocains, à savoir le Congrès national Ittihadi, le Parti socialiste unifié et le Parti de l'avant-garde démocratique socialiste.

Après le discours du roi annonçant une réforme constitutionnelle, la plupart des partis politiques officiels ont réagi favorablement au projet de réformes qui prévoit un renforcement des pouvoirs du Premier ministre tout en préservant un rôle politique et religieux du roi.  

Selon le projet de réformes, le souverain conserve toutes ses préorgatives de chef de l'état et de commandeur des croyants, autorité ultime en matière religieuse.

Il préside le Conseil des ministres et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Il reste le chef de l'armée et le président du Conseil supérieur de sécurité, nouvellement créé.  

Mais il devrait, selon le projet de réformes qui sera soumis à referendum le 1er juillet, choisir le futur chef de gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections.