Bénin : Des mesures hardies pour promouvoir l’emploi des jeunes

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Selon cette source, proche du gouvernement béninois, un total de onze mesures ont été arrêtés pour la promotion de l'emploi des jeunes au Bénin.

Il s'agira, notamment de faciliter l'installation des diplômés des écoles d'agriculture, des lycées techniques et des centres universitaires professionnalisés ; d' accompagner les conducteurs de taxi-motos et les vendeurs informels d'essence dans la reconversion dans leur métier originel ou vers d'autres activités ; de renforcer l'octroi de bourses de recyclage aux artisans et faciliter leur installation.

De même, au titre de ces mesures, l'exécutif béninois envisage également, entre autres, de réduire les coûts salariaux et non salariaux des entreprises ayant embauché de jeunes primo demandeurs d'emploi ; d'aider à l'embauche des jeunes n'ayant pas une formation professionnelle ; d' impliquer les milieux professionnels et surtout le secteur privé dans l'élaboration des référentiels de formation, la formation et l'évaluation des apprenants.

Outre ces mesures, le gouvernement béninois veut aussi renforcer la mise en oeuvre de l'approche haute intensité de main d'oeuvre (HIMO), imposer à toute entreprise qui intervient sur le territoire national pour qu'il manifeste son intérêt pour un projet d'investissement public d'employer au moins quatre-vingts pour cent (80%) de nationaux dont 100% d'ouvriers, puis promouvoir le volontariat pour le développement au Bénin.

Selon une récente étude réalisée par le ministère béninois du Travail et de la Fonction publique, les réformes engagées au niveau des entreprises publiques en avril 1982 et le gel des recrutements dans la fonction publique à partir de janvier 1987 ont eu pour conséquence l'apparition de deux nouvelles catégories de chômeurs au Bénin, notamment les déflatés des entreprises publiques et les diplômés sans emploi.

"Cette situation s'est traduite par l'apparition du chômage d' une main d'oeuvre qualifiée, le recul de l'emploi dans le secteur formel et une croissance rapide des emplois dans le secteur informel, malheureusement caractérisé par la précarité de l'emploi, un sous-emploi important et une faible productivité", révèle la même étude.