"L'économie nationale va très mal. Entre 2005 et 2012, le Bénin est relégué de la 129e à la 175e place en ce qui concerne le climat des affaires", ont-elles dénoncé.
Pour le président de l'Union Fait la Nation, Bruno Amoussou, cette baisse de performance de l'économie au Bénin, ces dernières années, se traduit également par un taux de croissance qui ne cesse de chuter, un renchérissement des prix des denrées alimentaires et un appauvrissement des populations.
"Toutes ces conséquences néfastes de l'économie béninoise sont le fruit de la mal gouvernance", a-t-il déploré.
Mais pour Raymond Dossa, porte-parole de l'Alliance ABT, ce mal gouvernance est le résultat d'une mauvaise application des réformes économiques en cours au Bénin.
"Les réformes économiques sont indispensables aujourd'hui car seules ces réformes peuvent amener la croissance indispensable pour satisfaire le plus grand nombre. Mais la méthode pour réussir ces réformes est capitale. C'est pourquoi, il urge de requérir la contribution de toutes les forces vives de la Nation sur la nature, le calendrier et la manière de les conduire", a-t-il déclaré.
Selon un document du ministère béninois des Finances et de l'Economie, l'économie béninoise qui a été pendant longtemps plombée par des pratiques peu orthodoxes doit désormais se consolider avec l'avènement du Programme de vérification des importations (Pvi/Nouvelle génération).
"Ce programme qui renforcera les performances du Port de Cotonou, secteur important de l'économie nationale, transformera également à coup sûr le vécu quotidien des populations", indique la même source, ajoutant que l'intégration du programme de vérification des importations dans les activités portuaires apportera de grands bouleversements positifs dans les activités économiques nationales.
Mais la mise en oeuvre de ce nouveau programme de vérification des importations au Port autonome de Cotonou divise, depuis ces derniers mois, les acteurs portuaires, notamment les transitaires, les importateurs et les responsables de la société Bénin Contrôle S.A., en charge de la mise en application du programme.
"Les réformes annoncées en ce moment sont fondamentales. Ce n'est pas aujourd'hui que nous allons tirer les profits immédiats. C'est indispensable. J'ai lu dans certains journaux, que la mafia veut contraindre Yayi Boni à reculer. Je ne reculerai jamais. Mais je ferai tout, pour que le dispositif en place profite au peuple béninois ici maintenant et demain", a martelé le président Boni Yayi, lors de son entretien télévisé du 1er août dernier.


