Belleville 2015: Braquer d’autres regards moins misérabilistes sur l’Afrique

Afriquinfos Editeur
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Ouvert ce mardi 10 novembre, ledit festival établi sur une durée de deux semaines, sera l’occasion pour le public de découvrir différents longs métrages. Des projections de films, de vidéos, de créations radiophoniques, ainsi qu’une table ronde sur les enjeux du cinéma en Afrique sont au menu de ce festival d’envergure internationale.

Pour l’occasion, le Comité d’organisation du Festival a sélectionné une quarantaine de films réalisés par des personnes issues du continent et qui sont rarement diffusés à l’international, à l’instar de Finding Fela d’Alex Guibney (Etats-Unis, 2014), un long métrage dans lequel le réalisateur raconte l’histoire de l’artiste nigérian Fela Anikulapo Kuti, tout en évoquant sa musique, son engagement politique contre le gouvernement dictatorial nigérian des années 70 et 80.

Originaire du Bénin, Clémentine Dramani-Issifou fondatrice du Festival puis directrice générale et artistique de l’association "Belleville en vues" soutient que ce festival est organisé dans l’optique de valoriser  les œuvres africaines.  «Le but du Festival est d’offrir la visibilité aux œuvres africaines qu’on connaît peu et prendre le contre-pied de l’image de l’Afrique véhiculée par les grands et puissants médias. A savoir le misérabilisme, les guerres ou encore le sida. Sauf que ce n’est pas du tout ce que j’ai vu en Afrique, notamment lorsque je me rendais dans mon pays d’origine, le Bénin », a-t-elle déclaré.

Innocente Nice