Appel à la coordination urgente des fréquences par les Etats d’Afrique centrale

Afriquinfos Editeur
4 Min de Lecture

A l'issue de leurs travaux tenus du 19 au 21 novembre dans la capitale congolaise, les participants se sont prononcés pour l'achèvement des coordinations des fréquences en avril 2013.

Au terme de cette réunion, ils ont noté que seuls les canaux 43, 48 sont susceptibles d'être utilisés par Sao Tome et Principe, ce qui donnerait la possibilité à la Guinée équatoriale de disposer sans encombre de certains autres canaux, souligne le communiqué final des travaux.

Selon le communiqué, la coordination avec la RCA et le Congo n'a pu s'effectuer du fait de l'absence de la délégation centrafricaine. Cette coordination a été renvoyée sine die, mais devrait s'opérer dans les délais requis, indique le texte.

Afin d'assurer l'accès équitable au spectre, en vue de satisfaire la plupart des besoins des pays de la sous-région, les experts ont focalisé leur attention sur la possibilité de parvenir à un nombre minimum de quatre multiplexes à couverture nationale pour chaque pays dans la bande de 470 à 694 MHZ, soient les canaux de 21 à 48.

Cette réunion des experts s'est achevée sur une note de satisfaction générale, aucun problème particulier n'ayant été signalé au niveau de l'ensemble du travail de coordination effectué au cours de ces assises, a-t-on souligné.

Le rapport synthèse publié à la clôture des travaux, relève que les parties prenantes à la réunion se sont engagées à poursuivre leurs efforts jusqu'à la prise en compte de ces conclusions par l'Union internationale des télécommunications (UIT).

Le communiqué final précise également que six localités du Congo ont été coordonnées respectivement sans problème majeur.

Quant à la coordination des fréquences aux frontières entre le Cameroun et Sao Tome et Principe, placée sous la supervision du Gabon, elle a concerné quatre localités. A propos de la coordination entre le Congo et le Gabon, soit la plus longue des travaux, plus de 50 localités ont été passées en revue, a-t-on appris.

En outre, les experts ont passé en revue près de 10 localités concernant la coordination des fréquences aux frontières entre Sao Tome et Principe et le Gabon. Celle entre le Gabon et le Cameroun placée sous la supervision de Sao Tome et Principe a porté sur les localités d'Oyam/Abam et Oyem/Oven.

Cette réunion des experts d'Afrique centrale fait suite aux recommandations de la Conférence régionale des radiocommunications tenue à Genève en 2006 (CRR-06) et des différents sommets organisés successivement à Nairobi au Kenya, Bamako au Mali, Kampala en Ouganda et d'autres.

Elle a été initiée par la République du Congo en collaboration avec l'Assemblée des Régulateurs des Télécommunications d'Afrique centrale (ARTAC). Quatre pays d'Afrique centrale ont participé à cette réunion, notamment le Gabon, le Congo, le Cameroun et Sao Tome et Principe. La République démocratique du Congo (RDC) y a pris part en qualité d'observateur.

A la clôture des travaux, le vice-président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) du Congo, Claude Antoine Siassia, a déclaré que "la solidarité, l'échange, l'expérience et le savoir-faire conduiront nos pays à atteindre cet objectif commun qui est le passage de la diffusion analogique à la diffusion numérique à la date butoir du 17 juin 2015".

"Cette coordination de fréquences aux frontières et la validation de ces dernières constituent la première étape de la mise en œuvre de la feuille de route de la migration vers le système de la diffusion numérique. Le choix des normes de diffusion et de compression sont de mise dans nos pays", a-t-il conclu.