Allures du premier Observatoire astronomique du Sénégal

Ces dernières années, le Sénégal a intensifié ses initiatives dans le domaine spatial, couvrant des secteurs variés tels que la télédétection, la surveillance agricole et l’astronomie, lançant son premier satellite, GaindéSat-1A, le 16 août 2024.

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Pose de la première pierre du premier Observatoire astronomique du Sénégal (DR-Université Cheikh Anta Diop)

Thiès (© 2025 Afriquinfos)- Le Sénégal a procédé ce 13 novembre 2025 à la pose de la première pierre du premier Observatoire Astronomique du Sénégal (OAS), déployé à Khombole, dans la région de Thiès. Portée par l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), cette infrastructure inédite en Afrique de l’Ouest doit accueillir des télescopes de pointe et ouvrir au pays une nouvelle ère de recherche scientifique, de formation en astronomie et de vulgarisation des sciences spatiales.

La pose de cette première pierre a été effectuée par le directeur de Cabinet de la Présidence, Mary Teuw Niane, et l’astronome Maram Kaïré.

‘’Aujourd’hui, nous entamons la construction d’une infrastructure au service du progrès et du développement. L’Observatoire astronomique du Sénégal, un projet de l’ASES, abritera un grand télescope de 600 millimètres et plusieurs télescopes C14 de 300 millimètres, entièrement pilotables à distance’’, a notamment déclaré Maram Kaïré lors de la cérémonie.

Cette infrastructure unique en Afrique de l’Ouest, selon lui, va être construit sur un espace de deux hectares, et sera, ‘’à la fois, un centre de recherches de haut niveau, un institut de formation scientifique en astronomie et astrophysique, un espace de vulgarisation et d’innovation et un levier de développement local et national’’.

L’objectif: bâtir une véritable plateforme de développement scientifique, capable de créer des emplois qualifiés et de former une nouvelle génération d’experts en optique, électronique ou encore robotique. L’Observatoire aura également une mission stratégique: assurer le suivi des astéroïdes, des comètes et des occultations stellaires, un domaine encore largement inexploité en Afrique de l’Ouest.

Des retombées socioéconomiques tangibles, en termes de création d’emplois qualifiés, de développement de nouvelles compétences en optique, électronique, robotique, sont attendues de l’OAS, a annoncé l’astronome sénégalais.

Cette infrastructure technologique sera également un creuset de savoir dans le domaine informatique, l’éducation scientifique, tout en favorisant le tourisme scientifique et à la valorisation de Khombole, où elle sera installée, a ajouté Maram Kaïré, qui est par ailleurs originaire de cette localité. ‘’La science deviendra moteur de progrès, source de revenus et de fierté nationale avec cet observatoire, qui nous ouvrira les portes des grands champs de recherches astronomiques’’, a-t-il assuré.

Il a également déclaré que l’astronomie planétaire et du système solaire, avec le suivi des astéroïdes, des comètes et des occultations stellaires, où l’Afrique de l’Ouest était si longtemps absente, deviendra un territoire stratégique d’observation. ‘’Nous travaillerons avec l’Union astronomique internationale, l’African Astronomical Society, les réseaux TESS, AAVSO, Gaia et bien d’autres’’, a promis M. Kaïré, espérant que l’alliage de la radioastronomie et de l’optique, donnera à l’Afrique ‘’une voix dans la grande symphonie de la recherche mondiale’’.

Considérant que l’espace constitue l’un des moteurs essentiels du développement durable’’, le ministre, directeur de cabinet du président de la République a souligné que ‘’les pays qui ont très tôt investi dans le secteur spatial ont atteint plus efficacement et plus rapidement les objectif de développement durable’’.

L’importance des données satellitaires d’observation de la terre, dans l’appui aux processus de prise de décision n’est plus à démontrer, a notamment dit Mary Teuw Niane. ‘’La disponibilité de données issues de l’observation de la terre permet aux décideurs politiques d’élaborer des solutions efficaces et durables adaptés à divers secteurs socio-économiques’’, a-t-il fait savoir. Ces dernières années, le Sénégal a intensifié ses initiatives dans le domaine spatial, couvrant des secteurs variés tels que la télédétection, la surveillance agricole et l’astronomie. Le pays a lancé son premier satellite, GaindéSat-1A, le 16 août 2024.

Par ailleurs, trois missions d’observation d’astéroïdes menées pour la NASA et coordonnées depuis le sol sénégalais par Maram Kaïré ont renforcé la crédibilité scientifique du pays, tout en affirmant son ambition de devenir un acteur majeur de la recherche astronomique sur le continent.

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