Agrégats macroéconomiques dans l’UEMOA: Marqueurs de la résilience pour le second semestre 2025

Afriquinfos Editeur
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2ème Conseil des ministrs de l'Uemoa à Lomé (DR-UEMOA)

Lomé (© 2025 Afriquinfos)- Les ministres de l’Economie et des Finances de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se sont réunis le vendredi 11 juillet à Lomé, la capitale togolaise pour la deuxième session ordinaire de l’année 2025. Cette rencontre tenue sous l’égide du Conseil des Ministres a permis de dresser un bilan de la conjoncture économique et d’examiner plusieurs projets stratégiques pour la région.

Malgré l’État de l’économie mondiale dans une incertitude, l’union affiche de bons résultats.

‘’Notre session se tient dans un contexte international marqué par la hausse des incertitudes, notamment nourries par des tensions commerciales et géopolitiques, ainsi que par la persistance des défis sécuritaires dans notre région.  Au sein de notre zone, l’activité économique est toutefois restée dynamique. Le produit intérieur brut a augmenté de 7,1%, en termes réels, au premier trimestre 2025 après une hausse de 7,2% au quatrième trimestre de 2024’’, a indiqué le Président du Conseil des Ministres, et Ministre de l’économie et des finances de la cote d’ivoire, Adama Coulibaly

D’après lui, la croissance économique devrait être au rendez-vous : ‘’Pour l’ensemble de l’année 2025, le taux de croissance économique devrait atteindre 6,4%, après 6,3% en 2024, sous l’impulsion de l’ensemble des secteurs d’activité, en particulier les secteurs manufacturier et extractif. A l’instar de la plupart des régions du monde, le taux d’inflation dans l’UEMOA est ressorti en baisse au premier trimestre 2025, passant de 2,9% à 2,3%. Ce recul est lié à une progression plus faible des prix des produits importés, notamment ceux de l’énergie et aux effets des mesures de politique monétaire. On note également une amélioration de l’offre de produits sur les marchés’’, a-t-il souligné.

Évoquant les perspectives, le ministre Adama Coulibaly a affirmé que d’après les prévisions, l’inflation devrait se situer à 2,2% en 2025, contre 3,5% en 2024. Au niveau des Finances publiques, le déficit budgétaire s’est atténué au premier semestre 2025, en s’établissant à 4,2% du PIB contre 5,1% sur la même période de l’année précédente. Cette évolution favorable a été soutenue par la poursuite des efforts de mobilisation de recettes fiscales et la maîtrise des dépenses par les États membres.

Le solde global des échanges extérieurs s’est également redressé au cours de la récente période, porté par la hausse des prix des produits exportés et l’accroissement des ventes d’hydrocarbures à l’étranger. En outre, la mobilisation de ressources extérieures par les États membres s’est poursuivie, contribuant ainsi à améliorer la liquidité bancaire.

Le financement des économies de l’Union s’est relativement amélioré. En effet, les crédits à l’économie ont augmenté, en glissement annuel, de 5,0% à fin mars 2025, après une hausse de 4,5% à fin décembre 2024. Cette dynamique devrait se poursuivre pour atteindre 8,3% à fin décembre 2025 ».

Le président du conseil des ministres de l’union économique et monétaire ouest africaine(UEMOA), a ainsi donc félicité tous les acteurs qui ont œuvré pour l’atteinte des résultats satisfaisants conduisant à la résilience de l’économie régionale: ‘’Au regard de ces résultats encourageants, je voudrais adresser les félicitations des Autorités de l’Union au Président de la Commission de l’UEMOA, au Gouverneur de la BCEAO, au Président de la BOAD ainsi qu’au Président de l’AMF-UMOA pour les efforts appréciables qu’ils ne cessent de déployer afin de contribuer au dynamisme de nos économies. J’associe à ces félicitations, l’ensemble des équipes à nos côtés pour le dévouement et le professionnalisme dont elles font constamment preuve, en vue de contribuer au renforcement de l’intégration régionale’’.

L’ordre du jour de la réunion a également porté sur plusieurs projets de décision, notamment la mise en place d’une Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages, l’adoption de la Stratégie 2025-2030 pour le développement du secteur privé et celle du dialogue public-privé.

V.A.