Présence africaine au Festival de Cannes 2022

Cannes (© 2022 Afriquinfos)- L ’Afrique est encore bien présente dans la sélection officielle de la 75ème édition du Festival de Cannes, même si on ne note la présence d’aucun  réalisateur africain à l’édition 2022 de cette grande messe du cinéma.

Cette année, aucun film africain n’a été sélectionné en compétition pour la plus grande manifestation cinématographique au monde. Toutefois, les premières images diffusées sur grand écran au Festival de Cannes 2022 sont venues d’Afrique.

A quelques heures de l’ouverture officielle de la 75e édition de cette grande messe du cinéma, le premier film projeté le mardi 17 mai pour la presse était pour avoir la paix (Au nom de la paix). Ce documentaire, programmé en séance spéciale de la sélection officielle, raconte une histoire forte et émouvante au Soudan du Sud, un pays rarement vu au cinéma.

Aussi, l’Afrique, continue-t-elle d’être omniprésente dans les sujets abordés. Pour ce faire, on note au menu du festival qui se tient du 17 au 26 mai 2022, une série de discussions dédiées au continent. Elles se tiendront au pavillon Afriques qui prend place, pour la 3e année d’affilée, dans le village international.

Ce salon du cinéma africain a pour objectif de montrer les évolutions du 7e art sur le continent et de discuter de moyens pour améliorer sa qualité et sa rentabilité commerciale. Pour y parvenir, le pavillon organise de nombreuses séances de discussions et des ateliers autour de thèmes spécifiques au cinéma africain.

Cette année, les discussions annoncées tournent, par exemple, autour de l’apport de la diaspora africaine au cinéma, du rôle des critiques, du positionnement des films sur les festivals internationaux, ou encore des critères permettant à un film d’être financé.

Ce pavillon s’ouvre à un moment clé pour les professionnels africains du 7e art qui commencent à se rapprocher des niveaux d’activité ayant précédé la pandémie. Sur le continent africain, avant la Covid-19, le cinéma semblait bénéficier d’une bonne dynamique avant la vague de confinements et les différentes restrictions ayant affecté les tournages.

Après qu’une dizaine de réalisateurs africains aient été en compétition depuis dix ans, (dont le Prix du Jury en 2010 pour un homme qui crie du Tchadien Mahamat Saleh Haroun, la voie à une renaissance du cinéma africain) avait été ouverte. On attendra toujours la deuxième Palme d’or africaine après celle du Chronique des années de braises de l’Algérien Mohammed Lakhdar-Hamina en 1975.

Pour rappel, en 2019 la Franco-Sénégalaise Mati Diop remportait le Grand Prix de atlantique. En 2020, l’Égyptien Sameh Alaah a remporté la Palme d’Or pour son court métrage J’ai peur d’oublier ton visage. Et en 2021, grand et fort marocain Nabil Ayouch et Lingui tchadien Mahamat-Saleh Haroun étaient en compétition pour la Palme d’Or.

V.A.

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