Accroître l’inclusion numérique et la compétitivité de l’Afrique, un pari gagnant au cœur de la 11e édition des ATDA

Genève (© 2022 Afriquinfos)- Lors de la 11e édition des Assises de la Transformation Digitale en Afrique (ATDA) qui s’est tenue les 15 et 16 décembre derniers à Genève, la question de l’inclusion sur le continent africain a été l’une des thématiques phares, tous s’accordant pour voir dans le numérique un véritable levier d’opportunité. L’inclusion financière tout comme la lutte contre la fracture numérique ont été au cœur des débats, de nombreux experts de haut niveau ayant fait de ces problématiques le moteur de leur action en Afrique.  

Thématique centrale du développement socio-économique sur le continent, la question de l’inclusion a été au centre des débats et des échanges ce vendredi 15 décembre, aux ATDA 2022. Plusieurs panels portant sur l’inclusion financière, la lutte contre la fracture numérique ou encore la formation du capital humain ont permis à de nombreux experts – ministres, PDG, entrepreneurs, représentants de grands groupes – de s’exprimer sur les nouvelles technologies comme porteuses de transformation positive pour l’avenir du continent et de sa population.

Ouvrant cette journée par une keynote portant sur le numérique comme facteur d’inclusion des femmes et des jeunes, Aurélie ADAM SOULE ZOUMAROU, ministre de l’Économie numérique et de la Digitalisation du Bénin, a immédiatement souligné combien l’inclusion des jeunes et des femmes est une problématique centrale des économies africaines, le numérique pouvant dès lors jouer un rôle majeur en faveur de cette dynamique.

Tous aspirent à une éducation de qualité, à un emploi décent et à un avenir prometteur dans lequel ils auraient un rôle à jouer, a-t-elle rappelé. L’utilisation de nouvelles technologies permettraient ainsi de donner à tout un chacun l’accès à des outils et à des applications leur permettant de relever les défis du quotidien.

Porteur de transformation, l’enjeu d’un numérique inclusif a également été abordé sous le prisme de l’inclusion financière. Abdoulaye Barry, fondateur de la solution d’inclusion financière YMOa ainsi rappelé les enjeux de la bi-bancarisation en Afrique, celle-ci donnant l’opportunité d’effectuer des transactions de façon régulière en réduisant de manière considérable les frais de transfert de la diaspora vers le continent.

«En 2021, l’Afrique reste encore très peu bancarisée. Chez YMO, nous sommes persuadés que fintechs et bancarisation vont de pair pour, d’un côté, faciliter les transferts de fonds de la diaspora vers l’Afrique, et de l’autre, accroître la bancarisation des populations locales sur le continent. Je suis convaincu que les fintech et les banques doivent travailler dans une coopération ouverte pour réussir cette inclusion financière».

Afriquinfos

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