Afrique du Sud: Oscar Pistorius affole toujours les chroniques judiciaires dans son pays

ecapital
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Le parquet national sud-africain a démenti vendredi soir qu'un mandat d'arrêt ait été délivré contre Oscar Pistorius, contrairement à ce qu'avait indiqué plus tôt la chaîne de télévision NCA. «Aucun mandat d'arrêt n'a été délivré, a déclaré le porte-parole du parquet, Luvuyo Mfaku. Il appartient au juge de décider d'émettre un mandat d'arrêt. Interrogée, la porte-parole du ministre de la Justice, Lusanda Ntuli, a par ailleurs  indiqué qu’il «n’y a rien pour l’instant, j’ai parlé au greffier du tribunal et il me dit qu’il n’a rien reçu pour le moment».Reconnu coupable de meurtre en appel par la Cour suprême de Bloemfontein jeudi dernier, Oscar Pistorius est toujours en liberté surveillée, alors qu’il devrait  être arrêté depuis ce verdict.

Conformément à la procédure, il devrait comparaître mardi devant le tribunal de Pretoria pour faire une demande de libération sous caution, en attendant sa nouvelle sentence.

Un journaliste sud-africain, expert du dossier, explique que le mandat d’arrêt a été rédigé mais doit encore être signé par un juge pour être valide. Oscar Pistorius avait été condamné en première instance à 5 ans de prison pour «homicide involontaire», puis placé en liberté conditionnelle après avoir passé un an en prison. Il risque désormais une peine de prison minimale de 15 ans qui annulera son actuelle condamnation et sa liberté surveillée. Les juges d’appel n’ont pas remis en cause la version 1 de Pistorius durant le procès. Ils ont simplement pointé le fait que l’ancien sportif, en tirant quatre balles de gros calibre à hauteur d’homme dans la porte d’un étroit cabinet de toilette, ne pouvait pas ignorer qu’il risquait de tuer.

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