"Il est temps que l’Afrique accorde sa vraie valeur à la vie humaine, en d’autres termes à la vie de chaque Africain. Hier c’était le sida, aujourd’hui c’est Ebola, demain ce sera quelque chose d’autre. On ne peut pas rester dans l’impréparation", a reprochéGraça Machellors d’un débat organisé parle cabinet d’audit KPMG à Johannesburg au cours duquel elle était invitée.
"On ne peut se trouver dans la situation où les institutions prennent tellement de temps pour penser à monter une réunion.", s’est plainte la veuve de Nelson Mandela.
"Ebola expose quelque chose d’embarrassant, laissez-moi l’appeler une crise d’identité et de dignité", elle "expose l’extrême faiblesse de nos institutions : nationales, régionales et continentales", a poursuivi Mme Machel
"On est en 2014, à l’heure de l’éveil de l’Afrique. On nous dit qu’il y a des milliardaires sur le continent, des classes moyennes en expansion. Comment se fait-il qu’on mette tant de temps à se réveiller, à réaliser premièrement que c’est notre problème, et deuxièmement que nous avons des capacités sur le continent africain pour contenir le virus ? Les 5.000 morts, ce sont seulement des statistiques ?Quid des familles ?Des enfants orphelins ?", a-t-elle questionné.
"C’est probablement quand nous nous prendrons au sérieux que les autres le feront. Sinon, nous continuerons d’être des marionnettes aux mains de tous, d’être stigmatisés, ou pire, méprisés", a martelé Mme Machel qui est restée très critique à l’encontre de l’Union africaine. "Je continue a dire que c’est trop tard et pas assez".
Mme Machel a néanmoins salué les efforts de Nkosazana Dlamini-Zuma, la présidente sud-africaine de la Commission de l’UA.
12 pays sur les 54 Etats membres de l’UA sont à jour de leur contribution annuelle, selon Mme Machel.
P. Amah



