Paris appelle à un "cessez-le-feu" entre l’armée malienne et la rébellion touareg

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"La France considère qu'il n'y aura pas de solution militaire, en tout cas immédiate, (au conflit) et que par conséquent, ce qui est important, c'est que les hostilités cessent le plus rapidement possible", a indiqué M. de Raincourt au micro de Radio France Internationale (RFI).

Le nord du Mali est le théâtre d'affrontements sanglants entre le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et l'armée malienne depuis le 17 janvier 2012.

Le MNLA est un groupe indépendantiste, qui a vu le jour le 16 octobre 2011 suite à la fusion de plusieurs mouvements touareg et qui s'est lancé mi-janvier dans la lutte armée. Ses membres réclament l'indépendance du territoire de l'Azawad, qui, selon eux, se compose des trois gouvernorats (Tombouctou, Gao et Kidal).

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Le ministre français, qui vient d'effectuer une tournée-express dans la région, s'arrêtant à Bamako (Mali), à Niamey (Niger) et à Nouakchott (Mauritanie), a également dénoncé les "exécutions sommaires" de plusieurs dizaines de soldats, qui se sont déroulées fin janvier à Aguelhok (gouvernorat de Kidal).

"Il y a eu effectivement des violences absolument atroces et inadmissibles à Aguelhok", a confirmé M. de Raincourt, avant d'ajouter qu'il semble y avoir eu "une centaine (de personnes), qui ont été capturées et qui ont été froidement exécutées".

Interrogé sur les auteurs de ces exécutions, le haut diplomate a évoqué des informations selon lesquelles "la méthode utilisée (.. .) s'apparente à celle utilisée par Al-Qaïda", les victimes ayant été "égorgées pour certaines" ou abattues d'une "balle dans la tête".

Ce recours à "des méthodes barbares et expéditives", selon le ministre, suggère que le massacre qui a eu lieu à Aguelhok porte la signature d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), même si une alliance entre les deux mouvements armés n'a pas été confirmée.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et contre l'Aqmi dans la région saharienne, le ministère français des Affaires étrangères avait reçu des représentants du MNLA fin 2011 à Paris.

"Je rappelle que si la France, effectivement, a rencontré des représentants du MNLA l'année dernière, elle ne l'a pas fait depuis que ce dernier s'est engagé dans des actions militaires", a souligné M. de Raincourt.