Bouznika pour une solution politique à la crise libyenne ?

Bouznika (© 2020 Afriquinfos)-  Le second round des  pourparlers inter-libyens s’est ouvert vendredi soir à Bouznika au Maroc entre les délégations du Haut Conseil d’Etat et de la Chambre des Représentants. Ce second tour des discussions constitue une étape supplémentaire dans la série de dialogue entre les deux parties. Elle ambitionne de donner un nouvel élan aux efforts et aux initiatives visant à trouver une solution politique à la crise libyenne.

Cette deuxième round constitue une occasion de poursuivre le dialogue entre les deux parties  « afin d’achever les mesures nécessaires qui garantissent l’application et l’activation de cet accord », souligne le communiqué final conjoint ayant sanctionné la première réunion tenu du 06 au 10 septembre dernier à Bouznika.

Les deux parties avaient affirmé, dans ce communiqué, que leurs discussions, qui se sont déroulées dans « une atmosphère amicale et fraternelle marquée par la compréhension et le consensus », interviennent suite à leur conscience de la situation actuelle du pays, à différents niveaux. Une situation extrêmement dangereuse menaçant la sécurité, l’intégrité territoriale et la souveraineté de l’État, née des interventions étrangères négatives qui ravivent les guerres et les alignements régionaux et idéologiques.

Les deux parties avaient de même souligné que ces réunions interviennent en application de l’article 15 de l’accord politique libyen conclu à Skhirat en décembre 2015 et en confirmation des conclusions de la conférence de Berlin soutenant la solution politique et sur la base des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

L’approche du Maroc dans la crise Libyenne

La tenue de ces rencontres au Maroc l’intérêt que suscite le  dossier libyen au royaume, comme l’avait indiqué le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, en ouverture du premier round de ce dialogue, veut que le dossier libyen ne soit pas une question diplomatique ou qu’elle fasse l’objet de dissensions politiques, mais plutôt un dossier relevant du destin d’un pays maghrébin frère.

Selon M. Bourita, une solution à la crise libyenne repose sur trois principes fondamentaux, à savoir le patriotisme libyen, la conviction que la solution ne peut être que politique et la confiance à l’égard des capacités du Haut Conseil d’État libyen et de la Chambre des représentants libyenne, en tant qu’institutions légitimes capables de surmonter les épreuves et d’engager un dialogue dans l’intérêt du pays, en toute responsabilité.

Le rôle « constructif et actif » du Maroc dans la facilitation du dialogue libyen a été largement salué et apprécié par les capitales occidentales et arabes et par plusieurs organisations internationales et régionales, à leur tête l’Organisation des Nations-Unies (ONU) qui « soutient toutes les initiatives qui permettraient de faire progresser et de compléter les efforts de paix en cours pour la résolution de la crise libyenne, y compris les derniers efforts du Royaume du Maroc qui a abrité les séances du dialogue entre le Haut Conseil d’État et la Chambre des Représentants libyens ».

Le premier tour des discussions, tenu du 06 au 10 septembre dernier à Bouznika, avait pour but de maintenir le cessez-le-feu et ouvrir des négociations pour résoudre les différends entre les protagonistes et a abouti à un accord global sur les critères et les mécanismes transparents et objectifs pour occuper les postes de souveraineté.

Innocente Nice

 

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