Le patron de l’olympisme africain note la participation de l’Afrique aux JO Tokyo 2020 

Tokyo (© 2021 Afriquinfos) – Les rideaux sont tombés dimanche sur l’édition nippone des Jeux Olympiques. C’est déjà l’heure du bilan pour l’Afrique qui a récolté 37 breloques dont 11 en or. Des résultats jugés satisfaisants par le président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), Mustapha Berraf, qui estime que la pandémie de la Covid-19 a mis à mal la préparation de nombreux athlètes du continent.

Ce n’était pas évident de préparer ces Jeux de Tokyo pour les athlètes à travers le monde. Entre l’annulation de nombreuses compétitions, les interdictions de voyage et l’incertitude même qui planait sur la tenue des Jeux, a concentration n’était pas à son maximum pour les compétiteurs. Malgré tout, l’Afrique, même si elle fait moins qu’à Rio où elle en a récolté 45, s’en sort avec 37 médailles dont 11 en or. De quoi réjouir le patron de l’olympisme africain, Mustapha Berraf « Si on compare à 2016, on a eu un peu moins de médailles. Mais il y a eu ces conditions exceptionnelles de vie en Afrique, avec la fermeture presque totale des frontières pendant plusieurs mois. Une période durant laquelle les athlètes n’ont pas pu se préparer convenablement. Ils ont connu beaucoup de difficultés et ont eu des soucis de plusieurs ordres. Si nous considérons toutes ces problématiques, nous sommes satisfaits du résultat», laisse-t-il entendre.

Mustapha Berraf s’est aussi prononcé sur les écarts entre les performances entre les régions du continent. L’essentiel des médailles remportées à Tokyo, l’a été par les athlètes d’Afrique de l’Est, d’Afrique du Nord et d’Afrique australe. Pour ce qui est des athlètes d’Afrique de l’Ouest et Centrale, le président de l’ACNOA estime qu’ils n’ont pas démérité : « Les moyens mis à disposition de ces athlètes, comparés à ceux à disposition d’athlètes professionnels ou européens, nous obligent à de la retenue et à les respecter. Ils ont pu participer à ces Jeux olympiques parce qu’ils ont réussi à se qualifier pour ces JO. C’est déjà un exploit. Ces jeunes, il faut leur donner leur chance et leur apporter de l’aide. Nous sommes en train d’examiner et d’évaluer comment leur apporter davantage de soutien», déclare-t-il.

S’agissant de l’enrôlement des talents africains par d’autres pays notamment européens, l’ACNOA travaille à endiguer le phénomène : « Nous envisageons de créer quatre centres régionaux, afin notamment de limiter la migration de certains athlètes qui prennent le risque de s’établir sur d’autres continents. C’est malheureux. Car, au lieu de revenir chez eux et d’assurer la formation de nouveaux athlètes et de nouveaux espoirs, ils restent à l’étranger», déplore-t-il.

S. B.

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