Burundi : Ndayishimiye se dote d’un gouvernement profondément remanié et resserré

Gouvernement burundais

Gouvernement burundais | Le premier gouvernement du nouveau président burundais, le général Evariste Ndayishimiye est composé d’un nombre de portefeuilles réduit de 21 à 15, et largement remanié, avec seulement cinq postes permanents ou changeants, selon  une annonce faite par par son porte-parole dimanche 28 juin au soir. Un gouvernement dans lequel on retrouve l’un des partisans de la ligne dure du régime prend la tête du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il s’agit du chef du commissaire de police Alain-Guillaume Bunyoni.

La nomination au poste de premier ministre, le 23 juin, du plus haut gradé de la police burundaise, Alain-Guillaume Bunyoni, avait donné le ton. M. Bunyoni était déjà considéré comme le véritable numéro deux du régime depuis la crise politique de 2015 et comme le chef de file des durs parmi le groupe de généraux issus de la rébellion qui contrôlent le pouvoir burundais.

Actuel chef du National Intelligence Service,  il est accusé par une commission d’enquête de l’ONU d’être au cœur de la répression sanglante qui sévit depuis 2015, lui-même sous le coup des sanctions américaines et de l’Union européenne pour son rôle central dans les graves droits de l’homme. violations documentées au Burundi.

Le général Gervais Ndirakobuca, qui dirigeait jusqu’à présent le très redouté Service national de renseignement (SNR), accusé d’être au cœur du système répressif burundais, a été nommé ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique. C’est pendant la guerre civile burundaise (300 000 morts entre 1993 et 2006) qu’il a acquis son surnom, Ndakugarika, littéralement « Je vais t’étendre raide mort » en kirundi. M. Ndirakobuca fait l’objet de sanctions des Etats-Unis, de l’Union européenne et des principaux pays européens depuis cinq ans.

Le premier ministre, Alain-Guillaume Bunyoni, et le ministre de l’intérieur, Gervais Ndirakobuca, sont des tenants de la ligne dure du régime de feu Pierre Nkurunziza.

Par ailleurs, l’ambassadeur Albert Shingiro, représentant permanent du Burundi auprès des Nations unies depuis cinq ans et considéré comme le principal « visage diplomatique » du pouvoir burundais, devient le nouveau ministre des affaires étrangères et de la coopération au développement.

Le nouveau président burundais, Evariste Nadyishimiye, élu le 20 mai.

Innocente Nice

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