Afrique, continent d’optimisme et d’opportunités selon un rapport publié par le groupe PWC

Afriquinfos Editeur
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«La timide reprise économique de la plupart des marchés développés a entraîné un déplacement de l’attention vers des régions affichant une croissance plus rapide », indique Jonathan Cawood, responsable de la division Capital Projects & Infrastructure pour PwC Africa. Cette constatation s’applique également au secteur du développement de l’infrastructure.

« L’abondance des ressources naturelles, les récentes découvertes de gisements de minerais, de pétrole et de gaz, les changements démographiques et politiques ainsi qu’un environnement plus favorable aux investisseurs incitent ces derniers à se tourner résolument vers l’Afrique. »

Des entretiens ont été menés auprès de 95 acteurs clés du secteur de l’infrastructure, parmi lesquels des organismes de financement du développement, des financiers privés, des organisations gouvernementales ainsi que des entreprises privées de construction et d’exploitation à travers l’Afrique de l’Est, l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique australe. Les secteurs couverts étaient l’eau, les transports et la logistique, l’énergie, l’exploitation minière, les télécommunications et l’immobilier, l’accent principal ayant été mis sur l’infrastructure économique.

En soulignant les différentes étapes du développement et le caractère unique de chaque pays, le rapport offre un aperçu du monde de la mise en place des infrastructures à travers les pays africains et les régions de l’Afrique sub-saharienne. Il présente les moteurs de la réussite, la réflexion actuelle et les défis actuels auxquels sont confrontés les acteurs de la région.

«Malgré leur engagement et leur optimisme indubitables quant au développement de l’infrastructure du continent, les personnes interrogées reconnaissent qu’il existe un certain nombre d’obstacles à surmonter. Parvenir à franchir ces obstacles rapidement et en faisant preuve de créativité aura non seulement un effet positif sur leurs projets actuels, mais surtout attirera de nouveaux promoteurs, maîtres d’ouvrage et investisseurs vers le marché africain », indique M. Cawood.

D’une manière générale, les trois principaux défis à relever dans le cadre de la mise en œuvre de projets d’investissement en Afrique australe sont la disponibilité des compétences (47 %), le manque de capacités internes au sein des organismes publics pour organiser les passations de marchés et pour planifier, gérer et mettre en œuvre des projets d’investissement dans les infrastructures (43 %) ainsi que l’impact des risques politiques et des interférences gouvernementales tout au long du cycle de vie des projets (40 %).

« L’annulation d’un certain nombre de concessions par les gouvernements de la région a engendré la nécessité d’améliorer la transparence, la réglementation et la passation des marchés, afin de rétablir la confiance des investisseurs étrangers dans les modèles de partenariats », ajoute M. Cawood

Le rapport PwC indique par ailleurs que plus de 80 % des échecs en matière de mise en place de projets sont dus à des problèmes de nature non technique résultant d’une communication insuffisante, de l’absence de définition claire des rôles et des responsabilités ainsi que d’une insuffisance de traces écrites des décisions.

Les programmes d’infrastructure les plus ambitieux reviennent à l’Afrique du Sud et au Nigeria, qui totalisent ensemble près de 60 % des dépenses en Afrique sub-saharienne. Le Kenya occupe la troisième place en termes de dépenses prévues. En Afrique australe, les transports et les services publics (dont l’électricité/l’énergie et l’eau) constitueront environ 70 % de ces dépenses.

Les pays dont les efforts de développement et de maintien de l’infrastructure ont été le plus couronnés de succès ont établi des programmes d’opportunités d’investissement prioritaires.

«Dans ces pays, ces programmes éliminent les principaux points de friction que sont la longueur d’exécution des projets, la transparence du financement ainsi que les stratégies de passation de marchés et réduisent, dans une certaine mesure, les risques découlant des changements survenant en fonction des mandats politiques »,conclut Mr Wood.

 Le réseau PwC est présent dans 157 pays dans le monde et compte plus de 195 000 collaborateurs qui s’engagent à fournir des services de qualité dans le domaine de l’assurance, de la fiscalité et du conseil.

                                             P. Amah