Burundi : les caféiculteurs rejettent la stratégie de privatisation de la filière

Afriquinfos Editeur
2 Min de Lecture

Agenda

mai 2024
L M M J V S D
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Le CNAC se désolidarise de cette stratégie qui "étouffe" les producteurs burundais du café pour plusieurs raisons et donne la propriété du café burundais aux multinationaux étrangers, a déploré M. Ntirabampa.

Cette vente des usines aux investisseurs étrangers conduit à une chute vertigineuse des prix payés aux producteurs et favorise le transfert d'argent vers les pays industrialisés, a poursuivi le président de la CNAC.

Or, a-t-il dit, depuis 2007, les caféiculteurs vendent leur café vert selon un système qui garantit que 72% des recettes revienne aux caféiculteurs.

- Advertisement -

Par ailleurs, les producteurs de café se voient obligés d' accepter les prix de cerise que les investisseurs leur imposent même si celui-ci ne couvre pas leurs coûts de production, a-t-il affirmé.

Pour M. Ntirabampa, le risque probable est que les caféiculteurs burundais peu considérés, mal rémunérés et mal encadrés, pourraient abandonner la culture du café, la principale source des recettes en devises pour le pays.

Il a aussi dénoncé l'absence d'une stratégie nationale concertée pour garantir la pérennité de la filière café et d'une politique sur la loi caféière comme dans les autres pays de la communauté est-africaine.

Ce rejet définitif de la stratégie de la filière café intervient au moment où l'Etat burundais allait vendre fin décembre les 104 dernières stations de lavage dans le cadre de cette politique de la privatisation de la filière café.

En revanche, les caféiculteurs sont en train de multiplier leurs propres stations de lavage et de s'organiser pour produire plus de café de qualité afin de négocier à juste prix avec les acheteurs.