Les islamistes modérés rempotent les élections législatives au Maroc

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Ils sont suivis de loin par le Parti de l'Istiqlal: 45 sièges, le Rassemblement national des indépendants: 38 sièges, le Parti authenticité et modernité: 33 sièges, l'Union socialiste des forces populaires: 29 sièges, le Mouvement populaire: 22 sièges, l' Union constitutionnelle: 15 sièges, le Parti du progrès et du socialisme: 11 sièges…..

Pour la première fois, conformément à la nouvelle Constitution, le roi du Maroc devra choisir le Premier ministre dans les rangs du parti arrivé en tête, c'est-à-dire du PJD.

Ce parti promet, dans son programme électoral, de positionner le Maroc parmi les 90 premiers pays en matière d'indice de développement humain, de ramener le taux d'analphabétisme à 20 % à l'horizon 2015 et à 10 % à l'horizon 2020, de porter le SMIG à 3. 000 dirhams et le montant minimal de la pension de retraite à 1. 500 dirhams et d'améliorer la santé mère-enfant.

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Le PJD mise sur un déficit budgétaire de l'ordre de 3% du PIB, un taux de croissance de l'ordre de 7% et d'une réduction de moitié du taux de pauvreté, objectifs qu'il juge tout à fait raisonnables. Il envisage également de procéder à un allègement des impôts pour les classes moyennes et modestes mais pas pour les riches qui seront imposés plus lourdement.

Le PJD annonce des propositions concrètes comme l'attribution annuelle de 100.000 bourses de formation, l'incitation à l'auto- emploi, l'attribution des marchés publics à des entreprises marocaines, la prise en charge par l'Etat des charges sociales des nouveaux recrutés durant les deux premières années après l'embauche…

Les élections législatives, cruciales pour déterminer le futur chef de gouvernement, que la nouvelle Constitution a doté de prérogatives élargies se joueront donc entre les seules formations actuellement représentées au Parlement.

De même qu'il sera question de l'émergence démocratique du Pouvoir exécutif sous la conduite du chef de gouvernement. A cet égard, le statut constitutionnel du Premier ministre sera élevé à celui de chef de gouvernement.

Il en est de même de l'Exécutif désigné au sein du parti arrivé en tête des élections de la Chambre des Représentants, marquant ainsi l'émergence d'un gouvernement issu du suffrage universel direct.

Afin de garantir la séparation des pouvoirs, le chef de gouvernement a désormais compétence pour nommer, par décret, aux postes civils, conformément à une loi organique qui fixe la liste de ces postes et les critères d'accès aux fonctions publiques sur la base des principes de méritocratie, de transparence et d'égalité des chances pour tous les Marocains.

Le roi, sur proposition du chef de gouvernement et à l'initiative des ministres concernés, exerce le pouvoir de nomination, en Conseil de ministres, dans certaines hautes fonctions publiques, telles celles de wali, gouverneur, ambassadeur et des responsables des administrations de la sécurité intérieure et des institutions nationales stratégiques, étant entendu que la nomination à des postes militaires demeure de la compétence exclusive et régalienne du roi, chef suprême, chef d'état-major général des Forces Armées Royales.

Le chef de gouvernement aura le pouvoir de dissoudre la Chambre des Représentants et sera consulté par le roi, avant la déclaration de l'état d'exception et la dissolution du parlement marocain.

Ce dernier se compose de deux chambres. Les membres de la Chambre des représentants sont élus au suffrage universel et ceux de la Chambre des conseillers sont élus parmi les membres des conseils régionaux et communaux, des chambres professionnelles et des représentants des associations professionnelles et syndicales. Le futur Parlement marocain comptera 415 sièges, dont 120 pour la deuxième Chambre au lieu de 270 actuellement dont 12 pour le patronat.