L’économie tunisienne a tout l’intérêt de se tourner vers d’autres marchés

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Une hypothèse qui commence à trouver son écho parmi les économistes tunisiens qui affirme que ce déficit se situe en moyenne historique, aux alentours de 2 % du PIB tunisien.

Ce déficit s'explique par "des corrections à apporter à notre économie", y compris la prise en charge des régions défavorisées, outre "la montée en puissance des investissements directs étrangers nocifs (IDE on-shore) et les possibles difficultés de reprise du tourisme", a estimé M. Mabrouk, docteur en économie et enseignant à l'Ecole supérieure de la statistique et de l'analyse de l'information à Tunis.
 

A la lumière de la crise que connaît le continent européen, depuis 2009 et aggravé avec la toute récente crise des dettes, la restructuration du paysage commercial international n'a pas laissé de grandes potentiels d'exportation vers ce marché et a exigé à un pays comme la Tunisie de conquérir d'autres marchés.

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"Le plus grand perdant de cette restructuration est la France, premier marché de la Tunisie. De fait, la crise de l'Europe ne laisse pas de grandes perspectives d'exportation vers ce marché", a déclaré M. Mabrouk à la presse locale.
La Tunisie, a-t-il précisé, aura tout intérêt à s'orienter outre vers les Etats-Unis, mais aussi vers les pays émergents dont la Chine, le Brésil et la Russie.

Sur le plan régional, la Tunisie est appelée, selon lui, à se tourner vers l'Algérie, pays qui dispose de plus de 30 milliards de dollars d'excédent courant.

"Le marché algérien (30 millions de consommateurs) sera une bouffée d'oxygène pour l'économie tunisienne, notamment dans les domaines commercial et touristique, a encore insisté l'économiste tunisien concluant qu'une interdépendance économique serait bénéfique pour les deux pays.