Marc Ravalomanana attendu samedi prochain à Madagascar

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Intervenu par téléphone depuis l'Afrique de sud lors du meeting de ses partisans mercredi dernier, Ravalomanana a déclaré que son arrivée ainsi que celle de sa famille à l'aéroport international d' Ivato, dans la périphérie de la capitale n'aurait aucun risque. « Tout est déjà en place pour mon retour au pays et notre sécurité est bien assurée », a-t-il affirmé par téléphone.

Ravalomanana a également lancé un appel aux forces de l'ordre malgache, de veiller sur la sécurité et protéger les personnes et ses biens et d'en prendre les responsabilités adéquates au moment venu et d'ajouter qu'il est venu pou rapporter la paix et non le trouble.

De son côté, le chef de l'Etat-major mixte opérationnel régional (EMMO/Rég) d'Antananarivo, le général Richard Ravalomanana, après l'annonce de l'arrivée de l'ancien président, a affirmé qu'une arrestation est inévitable dès son débarquement à Ivato et des consignes ont été donnés aux forces de l'ordre de mettre la main sur Marc Ravalomanana étant donné le mandat d'arrêt à sa personne est toujours valide.

Le général a indiqué par la suite que des dispositifs vont être mis en place, que ce soit àl'intérieur des pistes de l'aéroport ou dans les autres endroits à l'extérieur d'Ivato.

Notons que cet exilé politique était prévu retourner dans son pays natal le 19 février 2011, mais la Haute autorité de la Transition malgache (HAT) par l'Aviation Civile de Madagascar a sorti le 18 février 2011, un notam (notice to air men) ou « messages aux navigants », adressé aux compagnies aériennes desservant l'Afrique du Sud, l'interdisant d'entrer au pays. La compagnie aérienne sud-africaine Airlink qu'il devait prendre ne pouvait rien faire face à ce notam.

Rappelons qu'une crise politique a déclenché à Madagascar suite à une opposition entre l'ancien président et l'ancien maire de la capitale devenu le président de la HAT actuel, Andr Rajoelina, en décembre 2008.

Des manifestations de rue ont duré pendant près de trois mois et Ravalomanana s'est exilé en Afrique du Sud après avoir remis le pouvoir à un directoire militaire, qui l'adonné ensuite à Rajoelina en mars 2009.

Des Accords ont été signés pour sortir Madagascar de cette crise, entre autres la feuille de route signée le 17 septembre dernier qui préconise dans son article 20 le retour au pays sans conditions des exilés politiques dont Ravalomanana y compris, avant la tenue des diverses élections.