La ministre du Travail Mildred Oliphant a annoncé plus tôt dans la semaine que les agriculteurs bénéficieraient à dater du 1er mars d'un salaire minimum de 105 rands, soit environ 12 dollars, au lieu de 69 rands (8 dollars) actuellement, un salaire jugé " esclavagiste" par les travailleurs agricoles.
Certains exploitants agricoles ont refusé ce nouveau salaire minimum fixé au niveau du secteur, déclarant qu'un tel salaire les forcerait à mettre la clé sous la porte, à cause de la hausse des coûts de production.
En réponse à ce refus, le directeur en chef chargé des relations avec la main d'oeuvre au sein du département du Travail, Thembinkosi Mkalipi, a déclaré que "des mesures seront prises contre les agriculteurs qui ne se conformeront pas à cette nouvelle réglementation sectorielle".
Il n'a cependant pas précisé la nature des sanctions prévues par le gouvernement contre les exploitants désobéissants. Le gouvernement a proposé aux exploitants en difficulté une option de sursis face à cette nouvelle augmentation de salaire, cependant le département n'a reçu aucun formulaire de demande d'exemption.
Cette nouvelle réglementation sectorielle doit être promulguée pour une période de trois ans, et prévoit une nouvelle augmentation, indexée sur l'IPC plus 1,5%, au cours des années deux et trois.
Des milliers de travailleurs agricoles de la province du Cap Ouest ont cessé le travail en août dernier ainsi qu'en janvier pour faire valoir leurs demandes d'augmentation des salaires.
Ils réclamaient 150 rands (soit 18 dollars) par jour, ce que rejetait l'association d'exploitants agricoles Agri SA.
Cette grève, qui a paralysé le secteur agricole dans la province, a été suspendue à la mi-janvier pour laisser place à des négociations entre exploitants et travailleurs agricoles.
Le nouveau salaire minimum est basé sur un accord entre les travailleurs agricoles et certains fermiers qui acceptaient le niveau de 105 rands.
Le gouvernement a écouté tous les acteurs du pays pour déterminer le niveau du nouveau salaire minimum dans le secteur agricole.
Cette réglementation sectorielle ne comprendra pas les charges sociales, a indiqué M. Mkalipi.



