Affaire Floyd : Des ambassadeurs américains en Afrique dénoncent le racisme aux USA

Afriquinfos Editeur
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Racisme aux USA

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Racisme aux USA | Le décès de Georges Floyd, un homme noir de 46 ans mort entre les mains d’un policier qui l’a cloué au sol avec un genou au cou pour avoir prétendument résisté à son arrestation le 25 mai 2020, continu par  provoquer un tollé public au milieu des protestations dans les États américains, en Afrique et dans le monde entier.

Après plusieurs personnalités des quatre coins du monde, c’est autour des ambassadeurs des Etats-Unis présents sur le continent de dénoncer la  brutalité policière contre les injustices contre les races minoritaires dans le pays.

L’ambassadrice des États-Unis au Ghana, Stephanie Sullivan, a exprimé son indignation face à la mort meurtrière de George Floyd, à Minneapolis. Dans un communiqué, Mme Sullivan s’est solidarisée avec la famille et les amis de Floyd.

Elle a expliqué que «personne n’est au-dessus de la loi», ajoutant que «cet incident suscite des conversations importantes et nécessaires aux États-Unis et des serveurs pour rappeler l’importance de confronter de front les vérités douloureuses et de s’attaquer aux conditions sous-jacentes. et les systèmes existants qui perpétuent les injustices raciales alors que nous, Américains, nous efforçons de former une union plus parfaite».

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«Je tiens à ajouter ma voix à toutes celles qui condamnent la violence policière ayant entrainé la mortde M. Georges Floyd aux mains de la police municipale de Minneapolis. Au nom de tous mes camarades, j’exprime nos profondes condoléances à la famille éplorée», a écrit Richard Bell, l’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire

Mike Hammer

«Le racisme est inacceptable, nous devons faire mieux», a écrit, ce mercredi, l’ambassadeur des États-Unis en République démocratique du Congo, Mike Hammer, dans une longue déclaration sur la mort de George Floyd où il cite Martin Luther King. «Le système a échoué à protéger un de nos citoyens comme il l’a trop souvent fait à l’égard de tant d’Afro-Américains», ajoute l’ambassadeur dans sa déclaration sur son compte Twitter, reprise sur le compte de l’ambassade américaine. «Je partage votre peine, je partage votre colère, je partage votre indignation concernant cette mort et je partage votre désir de justice», ajoute-t-il aux nombreux Congolais choqués qui l’ont interpellé sur les réseaux sociaux.

Des déclarations similaires ont été tweetées par les ambassades américaines au Kenya et en Ouganda, tandis que les chancelleries en Tanzanie et au Kenya ont tweeté une déclaration conjointe du bureau du ministère de la Justice du Minnesota sur l’enquête. Il faut dire que l’enjeu est de taille pour ces ambassadeurs américains. En effet, seront-ils toujours légitimes pour engager les autorités locales sur les questions des droits de l’homme dans ce contexte explosif ?

Les Nations Unies ont appelé à écouter les griefs des manifestations

Alors que les manifestations se poursuivent aux Etats-Unis, les Nations Unies ont demandé à écouter les griefs des personnes manifestant contre les violences policières et appelé les autorités à faire preuve de retenue.

L’indignation exprimée dans les manifestations a commencé après la diffusion la semaine dernière sur les médias sociaux d’une vidéo montrant un policier blanc de la ville de Minneapolis (ville du Midwest des Etats-Unis) s’agenouillant pendant plus de huit minutes sur le cou de George Floyd, un Afro-américain de 46 ans dans laquelle il apparaît sans vie, mourant aux mains de la police.

Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de nombreuses villes des Etats-Unis pour manifester leur colère et demander justice généralement de façon pacifique. Mais la violence de certains manifestants dirigés contre la police a également entraîné un pillage généralisé et des tactiques policières de plus en plus violentes utilisées dans plusieurs villes américaines.

«J’ai le cœur brisé de voir la violence dans les rues de notre pays hôte (les Etats-Unis) et de notre ville hôte, New York », a déclaré mardi soir le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, sur son compte Twitter.

«Les griefs doivent être entendus, mais doivent être exprimés pacifiquement – et les autorités doivent faire preuve de retenue dans leur réaction aux manifestations», a ajouté M. Guterres.

Pendant ce temps, de nouvelles accusations ont été portées contre tous les policiers limogés présents à la mort de l’Afro-américain, George Floyd, à Minneapolis. Des documents judiciaires révèlent que l’accusation portée contre Derek Chauvin a été érigée en meurtre au deuxième degré, selon des documents judiciaires.

Les trois autres officiers, qui n’avaient pas été inculpés auparavant, sont accusés de complicité de meurtre. George Floyd sera inhumé la semaine prochaine après des services commémoratifs dans 3 États.

 

Innocente Nice