N’Djaména (© 2026 Afriquinfos) – Dans la nuit du samedi au dimanche passée, un drame s’est déroulé au quartier Baya de Moïssala. Une dame âgée de 57 ans, vivant avec un handicap moteur, a été victime d’une agression sexuelle et d’une séquestration par trois hommes en tenue militaire. La violence de l’acte et le mépris affiché par les agresseurs ont profondément choqué les habitants du quartier.
La victime, encore sous le choc, raconte les faits avec une voix tremblante. «Je dormais. Il était environ 0 heure ou 1 heure du matin. J’avais vérifié l’heure sur mon téléphone. Un homme est arrivé et a commencé à me toucher. Je lui ai demandé : “C’est qui ? C’est qui”?
L’intrus a tenté de caresser ses seins. Face à son refus de répondre, il l’a poussée violemment, projetant sa tête contre le mur. Ses cris ont alerté des jeunes du voisinage qui sont intervenus. Une bagarre s’ensuivit entre l’agresseur et les jeunes. L’homme a finalement pris la fuite.
Mais loin de s’arrêter là, il est revenu accompagné de deux autres militaires. L’un d’eux, armé, a forcé la victime à sortir de chez elle. « Il m’a ordonné d’ouvrir l’autre porte. Je lui ai dit que je n’avais pas les clés. Il a alors cassé le cadenas avec force. L’homme armé a braqué son arme sur moi, tout en sortant son pénis pour l’introduire dans ma bouche de force. Il m’a demandé si je savais ce qu’il tenait dans la main. J’ai répondu oui, c’est une arme à feu”.
Le premier agresseur, revenu sur les lieux, est intervenu pour faire cesser l’acte, mais l’homme armé a poursuivi ses brutalités. Il a forcé la victime à entrer dans sa chambre, cassé la porte, puis lui a infligé des gifles répétées. Avant de partir, il l’a traînée par les seins dans la cour, exigeant de connaître l’identité des jeunes qui avaient secouru la victime, pour en finir avec eux.
La cadette de la victime rencontrée, confirme et complète le récit. « Elle était dans la cour en dormant avec sa petite fille à côté. Un militaire a fait son entrée et l’a réveillée. Il lui a ordonné de se lever ». Elle témoigne que plusieurs coups de feu ont été tirés en l’air. Les présumés violeurs sont dans la nature. Les parents de la victime annoncent porter plainte aujourd’hui.



