Lomé (© 2026 Afriquinfos)- Le secteur culturel au Togo est en crise depuis quelques mois. Après plusieurs années de démarches et de négociations non-abouties, les artistes togolais et acteurs culturels haussent le ton. Ils réclament l’opérationnalisation du FNPC et la démission du Ministre de la Culture, d’Isaac Tchiakpé.
Réunis au sein de la Fédération Togolaise de Musique (FTM), les artistes togolais et acteurs culturels dénoncent la situation difficile dans laquelle évolue le secteur culturel depuis plusieurs années et réclament, entre autres, l’opérationnalisation effective du Fonds national de promotion de la culture (FNPC) ainsi que la démission d’Isaac Tchiakpé, Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme.
S’exprimant ce 16 septembre 2026 sur un média local, Ariel Dassanou, Président de la Fédération togolaise de musique a expliqué les raisons pour lesquelles les organisations d’artistes réclament la démission du Ministre de la Culture.
Les artistes dénoncent la lenteur administrative concernant la mise en place du Conseil d’administration du Fonds national de promotion culturelle, Les acteurs culturels reprochent au Ministère un manque de transparence et d’écoute, ainsi que l’abandon de promesses antérieures concernant les fonds d’aide.
Ils dénoncent l’absence de mécanismes de protection sociale et de lois adaptées au secteur numérique (notamment sur le droit d’auteur et la copie privée) plonge les artistes dans une grande précarité.
Les artistes demandent la création d’un cadre permanent de discussion et une politique culturelle sectorielle claire, plutôt que de naviguer.
Une série d’actions de mobilisation au mois d’octobre
Excédés par ce qu’ils qualifient de manque de réponse des autorités face aux difficultés du secteur, les artistes et acteurs culturels togolais annoncent une série d’actions de mobilisation au mois d’octobre prochain à Lomé.
Parmi les principales revendications figure le respect des textes qui encadrent le fonctionnement et la gestion du Fonds national de promotion de la culture. Les professionnels réclament également davantage de transparence dans la gestion des ressources affectées à la culture depuis 2022, ainsi qu’une répartition équitable des appuis et un environnement favorable à l’exercice de leur profession.
La mobilisation annoncée pour le mois d’octobre prochain devrait principalement porter sur l’opérationnalisation effective du Fonds national de promotion de la culture.
Pour les artistes et acteurs culturels, la mise en œuvre concrète de ce mécanisme constitue une urgence. Ils estiment que ce fonds doit permettre de soutenir la création, la production et la diffusion artistiques, mais aussi contribuer à améliorer les conditions de travail des professionnels du secteur.
La Plateforme assure que cette mobilisation ne vise pas l’État, mais entend obtenir un dialogue institutionnel sérieux, des réponses écrites et précises, ainsi qu’un calendrier d’exécution. Les sit-in d’octobre devraient ainsi constituer un test important de la capacité des autorités togolaises à répondre aux attentes du monde culturel.
V.A.



