"A la lumière du premier compte-rendu établi hier par M. Kofi Annan, M. Alain Juppé fera part, lors de la réunion des ministres des affaires étrangères du G8 aujourd'hui à Washington, de nos inquiétudes sur l'attitude du régime syrien", a affirmé le porte-parole du Quai d' Orsay, Bernard Valero.
Le ministre français devrait souligner, lors de cette rencontre des chefs de la diplomatie des pays composant le Groupe des Huit (G8, sept pays les plus industrialisés plus la Russie), la gravité de la situation en Syrie, où le gouvernement du président Bachar al-Assad "continue toujours à réprimer son peuple, de bafouer ses engagements vis à vis de la communauté internationale et de mettre en danger la sécurité régionale", selon le porte-parole.
"Dans la perspective de l'échéance du 12 avril" – date limite pour l' application effective d' un cessez-le-feu par Damas, rappelée mardi soir par le Conseil de sécurité de l' ONU – M. Juppé s'apprête à évoquer avec ses homologues du G8 "toutes les options qui s'offrent à la communauté internationale pour amener le régime de Damas à mettre un terme au cauchemar du peuple syrien", a fait savoir M. Valero.
Kofi Annan, l' auteur du plan de paix international, que Damas avait déclaré accepter début avril, a, quant à lui, dit espérer "une amélioration" de la situation d' ici à jeudi matin, estimant que "toute militarisation de la question syrienne serait désastreuse".
Malgré cet optimisme, M. Annan avait constaté la veille, mardi, que l' armée syrienne ne semblait se retirer de certaines zones du pays que pour se redéployer dans d' autres endroits.
M. Juppé avait estimé mardi soir que la lettre de l' envoyé spécial au Conseil de sécurité "montrait que le régime syrien n'avait pas respecté son engagement d'arrêter à la date du 10 avril les tirs à l'arme lourde contre la population et de retirer ses forces de sécurité des centres urbains", a rappelé M. Valero.



