Abidjan (© 2026 Afriquinfos)- Tube planétaire lors de la dernière CAN en Côte d’Ivoire, « Coup du marteau » est au coeur d’un litige financier entre ses auteurs, le beatmaker et producteur Tamsir et la Team Paiya. Conséquence, la diffusion de la chanson est désormais interdite sur toute l’étendue du territoire national.
Depuis le 24 décembre dernier, la diffusion et le streaming du hit « Coup de marteau » sont interdits sur tout l’étendue du territoire ivoirien. Cette décision du Tribunal de première instance d’Abidjan est la résultante d’un litige entre Tamsir et la Team Paiya. Ce groupe composé de six artistes : Doupi Papillon, Noukou Loba, Zagba le Rekin, Momo Hayek, Toumalewé et Samo samo, estime avoir été lésé lors de la répartition des droits d’auteurs de la chanon à succès qui a cumulé des centaines de millions de vues sur les plateformes dédiées. Rien que sur Youtube, il a été visionnné 160 Millions de fois. Une manne financière qui serait inégalement répartie.
Les membres de Team Paiya qui affirment avoir participé à la création, à l’enregistrement et à la promotion du morceau, dénoncent une « mauvaise » répartition des droits d’auteur. Selon eux, l’œuvre est née d’un travail collectif, mais les retombées financières n’auraient profité qu’à Tam Sir.
Dans sa saisine devant le Tribunal de Première instance d’Abidjan, la Team Paiya accuse Tamsir de s’être enrégistré comme auteur et compositeur unique auprès du BURIDA (Bureau Ivoirien des Droits d’Auteurs), encaissant seul, les revenus liés aux téléchargements, aux droits d’auteur et aux droits voisins.
Malgré les arguments avancés par la défense, le juge des référés a décidé de la suspension immédiate de la diffusion de « Coup du Marteau » sur tous les supports (audio, vidéo, plateformes numériques), sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Pour s’assurer de l’exécution de la décision, Tam Sir est condamné à une astreinte de 100 000 FCFA par jour de retard, à compter de la signification de l’ordonnance. Autrement dit, chaque jour de non-respect de la suspension lui coûtera 100 000 FCFA, jusqu’à exécution complète, à ses frais.
Rappelons que cette décision est provisoire et le dossier reste dans l’attente d’un règlement définitif.
Boniface T.



