Sénégal : 3% de déficit annoncé pour 2019

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L’annonce a été faite par le directeur général de la Planification et des politiques économiques (DGPPE) au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Pierre Ndiaye, au terme d’un atelier de partage sur les politiques économiques, budgétaires et financières du Sénégal.

 «Le Sénégal était parti d’un déficit très élevé de 6,7% en 2011», rappelle Pierre Ndiaye en  annonçant  que la nouvelle cible de déficit arrêtée dans les critères de convergence de l’UEMOA (Union économique et monétaire d’Afrique de l’Ouest) est de 3% à l’horizon 2019.

 «Nous sommes donc sur cette trajectoire de baisse qui devrait tendre vers l’atteinte de cet objectif communautaire autour de 2018-2019», a rassuré M. Ndiaye.

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Selon le directeur général de la Planification et des politiques économiques, les prix sont « relativement bien tenus ». Par ailleurs, note t-il, des mesures telles que la baisse des prix des loyers ont eu « un impact très significatif ». « Si on y ajoute la tendance baissière des courts du pétrole, avec la baisse récente des prix à la pompe, cela devrait se traduire par une très faible inflation en 2015 », a indiqué Pierre Ndiaye.

Du point de vue de la balance des paiements, le déficit du compte courant reste « encore très élevé », autour de 10% du PIB, ce qui constitue selon lui « un vrai problème » toutefois pris en charge dans les objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE) concernant l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Cette perspective permettrait de « réduire drastiquement » ce déficit du compte courant.
« En 2015, nous pensons que la mise en œuvre du PSE permettra d’aller encore de l’avant et de faire une croissance de 5,4% de croissance du PIB qui sera toujours accompagnée d’une tendance baissière du déficit qui est attendue autour 4,5% en 2015 », a relevé M. Ndiaye.

« En 2014 déjà, il y a eu des signaux qui montrent qu’on était en train de consolider la reprise économique. Je crois qu’en partant d’un niveau de croissance de 1,7% en 2011, 3,4% en 2012, 3,5% en 2013 et 4,5% en 2014, on est en train de consolider davantage la croissance », a souligné Pierre Ndiaye n’a pas manqué de relever que  des risques » externes et internes pourraient ralentir la mise en œuvre des réformes préconisées par le PSE, soulignant que le Bureau opérationnel de suivi répond « effectivement à cet objectif de mettre en œuvre les réformes dans les délais requis.

                                                      P. Amah