Le manque de fonds et la stigmatisation ralentissent la lutte contre le Sida

New-York (© 2019 Afriquinfos)- Face au recul constaté dans la lutte contre le Sida, Gunilla Carlsson, Directrice exécutive par intérim de l’Onusida a animé mardi au siège de l’ONU. Elle a fait l’état des lieux et révélé ce qui constituait les goulots d’étranglements à la lutte contre le VIH/Sida.

« La lutte contre le VIH/Sida est à un moment précaire ». Ce sont là les propos de Gunilla Carlsson, Directrice exécutive par intérim de l’Onusida. Le haut responsable Onusien en veut pour preuve l’augmentation de nouvelles infections en 2018 avec au moins 770 000 morts liés au Sida. Si elle se félicite des progrès effectués ces dernières, il n’en existe pas moins des disparités dans la lutte contre la pandémie avec des pays qui connaissent des progrès impressionnants alors que d’autres connaissent une hausse du nombre d’infections liées au HIV et des décès liés au Sida notamment en Europe de l’Est, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Dans le même cas de figure, quelque 23,3 millions de personnes à travers le monde ont accès à un traitement antirétroviral qui leur permet de s’épanouir et vivre pleinement, s’est félicitée Mme Carlsson, signalant toutefois qu’environ 15 millions de personnes attendent toujours d’accéder au traitement, dont la moitié des enfants qui en ont besoin.

Signalant que ressources disponibles pour la lutte contre le Sida sont en nette diminution, Gunilla Carlsson. Celles accusent un manque de financement de 7 milliards de dollars, précise-t-elle en exhortant à des « investissements intelligents et adéquat » pour mettre fin au Sida. Malgré ce tableau sombre, des objectifs sont encore atteignables. La Directrice exécutive par intérim de l’Onusida indique qu’il faudra « réduire les infections de 70% au cours des 18 prochains mois ce qui n’a jamais été fait auparavant ».  

S.B.

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