Putsch déjoué au Bénin: Une partie des médias béninois acerbes à l’égard de pays voisins

Afriquinfos Editeur
3 Min de Lecture
Cotonou 2025 (DR-booking.com)

Cotonou (© 2025 Afriquinfos)- Le Putsch déjoué du 7 décembre au Bénin continue de faire couler assez d’encre et de salive. Quelques jours après les faits, des spéculations selon lesquels les pays voisins du Bénin seraient complices du coup d’Etat avorté vont bon train.

‘’Le Togo servirait de base de repli aux putschistes béninois’’, affirment des médias béninois. Mais des médias togolais répliquent en affirmant que ces accusations ‘’relèvent d’une imagination débordante, totalement déconnectée des réalités sécuritaires de la sous-région. Accuser Lomé d’avoir accueilli ou protégé des insurgés n’est qu’une spéculation sans fondement, dépourvue de la moindre preuve’’.

Pour la plupart, les promoteurs de cette théorie oublient volontairement que le Togo et le Bénin sont liés par des accords de coopération sécuritaire et de renseignement solides, mis en œuvre dans ce dossier comme dans bien d’autres.

L’agence Reuters a rapporté, citant des sources béninoises, que Pascal Tigré, l’officier qui a mené la tentative de coup d’État manquée dimanche dernier, se trouve actuellement au Togo voisin.

Selon ces mêmes sources, l’officier putschiste aurait fui le Bénin en secret en traversant le fleuve Mono, avant d’arriver à Lomé, où il se serait installé dans l’un des quartiers de la capitale togolaise où réside le président togolais Faure Gnassingbé.

Le Bénin a demandé à son voisin l’extradition du chef de la tentative de coup d’État, et le gouvernement a déclaré que « le refus du gouvernement togolais de livrer le responsable du coup d’état est une preuve de son implication dans la tentative».

Selon Reuters, les services de renseignement béninois ont envoyé un document à leurs homologues togolais les informant de la fuite de quatre membres de l’armée béninoise vers le Togo le jour du coup d’État, soit le 7 décembre dernier.

Les autorités béninoises ont annoncé l’arrestation d’un certain nombre de personnes impliquées dans la tentative de coup d’État manquée.

Un porte-parole du gouvernement a déclaré dans des déclarations qu’entre 100 et 200 personnes étaient impliquées dans le coup d’État, précisant qu’elles étaient bien armées.

Dans cette affaire encore, les services béninois et togolais ont travaillé main dans la main. Mais cela n’alimente pas les fantasmes, et surtout, cela mettrait à mal le récit sensationnel que certains pseudo-activistes, proches du pouvoir béninois, préfèrent entretenir. Leur empressement à crier à l’effondrement dit bien plus de leur agenda que de la réalité.

Afriquinfos