Le parti de Gbagbo veut une enquête sur la récente mutinerie à la prison d’Abidjan

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Dans un communiqué jeudi, le FPI demande une "commission d'enquête internationale" sur ce qu'il considère comme des " massacres".

Selon le FPI, cette enquête internationale devrait permettre d'identifier "les vraies causes, les vraies circonstances et le vrai chiffre sur les victimes".

Dans la nuit du 23 au 24 juillet, une intervention de l'armée suite à une rixe entre des gardes pénitentiaires et un détenu de la Maca a fait, selon des sources pénitentiaires concordantes, trois morts et de nombreux blessés parmi les détenus.

Le bilan est d'"au moins 50 morts et plusieurs blessés graves dont deux dans un état très préoccupant", selon le FPI qui cite des "prisonniers qui ont contribué à ramasser les corps".

"Le vrai bilan reste à déterminer", estime le principal parti d'opposition en Côte d'Ivoire qui qualifie de "prétextes" les raisons avancées par les autorités pénitentiaires pour justifier l'intervention de l'armée.

Pour le FPI, dans la nuit du 23 au 24 juillet, il n'y a eu ni "tentative d'évasion" ni affrontement entre "détenus armés" et surveillants pénitentiaires.

L'armée a tiré "sans sommation" sur une foule de prisonniers après qu'un caïd de la prison a refusé d'être transféré dans une autre prison, créant une émeute au cours de laquelle des prisonniers "en panique" se sont rués dans la cour et retrouvés face-à-face avec des éléments de l'armée, croit savoir le FPI.

"Les Ivoiriens ne croient plus aux prétextes et aux chiffres de victimes souvent annoncés avant le décompte pour servir d'écran de fumé aux intensions génocidaires du régime", affirme le FPI.

Le gouvernement ivoirien n'a fait aucune déclaration officielle après les événements de la Maca, la plus grande prison civile de Côte d'Ivoire qui compte quelque 5 000 pensionnaires pour moins de 2 000 places disponibles.