La loi de finances rectifiée pour la deuxième fois

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Le budget 2011, adopté par ordonnance le 6 janvier 2011, pour un montant de 1006,656 milliards de franc CFA, avait fait l'objet d'une première rectification adoptée le 8 juin pour ramener les recettes et les dépenses à un montant de 933,042 milliards de franc CFA.

La première modification avait tenu compte des incertitudes " quant à la mobilisation effective de certains appuis budgétaires ainsi que d'autres financements, en raison de la reprise de la coopération financière avec les partenaires au développement", selon le communiqué du conseil des ministres.

Cette seconde rectification est principalement guidée, d'après le même communiqué, par "le contexte sécuritaire dans la bande nord du pays qui exige la dotation des Forces de défense et de sécurité en moyens matériels supplémentaires devant leur permettre de conduire plus efficacement leur mission de sécurisation des personnes et de leurs biens".

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L'annonce d'une campagne agricole déficitaire, compte tenu de la situation pluviométrique actuelle, "qui nécessite la dotation en crédits supplémentaires des ministères intervenant dans le cadre de la lutte contre l'insécurité alimentaire".

Il y a aussi "la prévision de crédits pour le fonctionnement de nouvelles institutions récemment mises en place par le gouvernement et la prise en charge des anciens présidents de la République et anciens chefs d'Etat pour tenir compte de leur nombre actuel".

A ceux là s'ajoutent la "majoration des dotations budgétaires destinées aux déplacements officiels, le réajustement des crédits destinés à la prise en charge des salaires et pécules, la rénovation de certaines ambassades et les subventions aux organes de presses", entre autres.

Les dotations supplémentaires ont été opérées à partir des réaménagements de crédits des lignes budgétaires existantes "dont l'exécution ne peut aboutir d'ici la fin de l'année ou en raison de leur caractère non prioritaire" selon toujours le communiqué du secrétariat général du gouvernement.