« Je m’en fous, moi j’ai de l’eau minérale »

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L’eau potable vient à manquer en Algérie et en un rien de temps, le mécontentement se transforme en de violentes manifestations. Ce n’est pas vraiment surprenant : retirez la source de toute vie à une population, et elle se soulève immédiatement. Insultez-là par-dessus le marché, et vous obtiendrez des vagues de révoltes, comme actuellement en Algérie.

Dans le village de Bougaâ, dans la wilaya de Sétif, les habitants ont mis à sac la maison d’un représentant administratif, à l’issue de 20 jours de panne d’alimentation en eau potable. Le représentant officiel aurait fait empirer la situation en lançant à la foule assoiffée « Je m’en fous, moi j’ai de l’eau minérale ».

Protestations organisées ou saccages chaotiques, la même chose s’est produite dans bien des villages du pays, dans les alentours de Tizi Ouzou, de Taref, et encore ailleurs. Les pénuries en eau potable remontaient parfois à une année entière. L’Etat ne semble pas réagir à ces événements. La situation est pourtant en train de devenir vraiment critique.

Jusqu’où iront ces soulèvements ? Une chose est sûre : un être humain ne peut pas survivre sans eau plus de quelques jours. Si rien n’est fait pour changer le cours des choses, il est donc peu probable que les mouvements s’arrêtent d’eux-mêmes.