Les ennuis judiciaires de Jean-Pierre Bemba se fossilisent

Afriquinfos
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L’ancien vice-président de la RD Congo a été inculpé le 21 mars, en tant qu’autorité hiérarchique, de crimes contre l’Humanité et de crimes de guerre. La Chambre de première instance de la CPI a annoncé la condamnation de Jean-Pierre Bemba, en qualité de chef hiérarchique du Mouvement de libération du Congo (MLC), groupe rebelle dans le temps, à une peine de 18 ans de prison ce mardi 21 juin.

Pourtant, la défense a introduit le lundi 20 juin l’appel contre le premier arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), rendu en mars dernier, et reconnaissant Jean-Pierre Bemba coupable de deux chefs d’accusation de crimes contre l’Humanité et de trois chefs d’accusation de crimes de guerre commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003.

«Nous avons en effet déposé un plan provisoire d’appel auprès des juges de la Chambre d’Appel de la CPI. Il s’agit d’un document officiel qui expose d’ores et déjà nos arguments avant le développement de ces derniers dans une déclaration finale qui sera déposée le 19 septembre», a précisé un membre du Conseil principal de l’ancien-vice président de la RD Congo.

Trois mois plus tôt, la même chambre de la Cour avait déclaré l’accusé «coupable au-delà de tout doute raisonnable de deux chefs de crimes contre l’Humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage)». Des crimes qui ont été commis lors de l’intervention des troupes du MLC en Centrafrique, entre octobre 2002 et mars 2003. M. Bemba a déjà passé huit ans au quartier pénitentiaire de la CPI.

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