Le conseil du confrère Sossoukpè crie haro sur les conditions de sa détention

Afriquinfos Editeur
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Le journaliste Béninois Huggues Sossoukpé (DR-Thomas Dietrich)

Cotonou (© 2025 Afriquinfos)-Les avocats du journaliste Hugues Comlan Sossoukpè jugent son arrestation « arbitraire » et évoquent des conditions de détention « inhumaines ». Dans un communiqué publié lundi 8 septembre, ses avocats dénoncent une « arrestation arbitraire » et des conditions de détention « inhumaines ». Selon eux, le journaliste est placé en isolement strict à la prison civile de Ouidah, au sud du pays, privé de visites de sa famille et de ses proches.

Hugues Comlan Sossoukpè, directeur de publication du journal en ligne Olofofo et critique du pouvoir béninois, avait été interpellé le 10 juillet par les autorités ivoiriennes et extradé au Bénin, après avoir été invité par Abidjan à participer à un salon de l’innovation numérique. Il avait le statut de réfugié politique au Togo.

Le journaliste est poursuivi pour « harcèlement par le biais d’un système informatique, rébellion et apologie du terrorisme ». Dans un communiqué, ses avocats ont déploré que leur client, détenu à la prison civile de Ouidah (sud) soit soumis à « un isolement strict », privé de visites de sa famille et de ses proches, dans des conditions qu’ils jugent « inhumaines ».

Les autorités béninoises et ivoiriennes accusées d’avoir collaboré pour organiser son « enlèvement »

Dans leur communiqué, les avocats accusent les autorités béninoises et ivoiriennes d’avoir collaboré pour organiser « l’enlèvement » du journaliste. L’ONG Reporters sans frontières avait demandé mi-août une enquête sur cette arrestation et appelé à sa libération sans délai.

Abidjan s’est toujours défendu en disant ignorer son statut de réfugié politique et avoir exécuté un mandat au nom de la coopération judiciaire avec Cotonou.

Une version contestée par les avocats lundi 8 septembre, qui assurent qu’à son arrivée en Côte d’Ivoire, Hugues Comlan Sossoukpè a « présenté un titre de voyage officiel délivré par l’État togolais », un « document qui mentionne clairement le statut de réfugié ». Les avocats ajoutent que leur client n’a jamais été présenté à une autorité judiciaire ivoirienne avant son extradition.

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