Dakar (© 2026 Afriquinfos)- Le 13 mars dernier à Bamako, le Président de la Commission de l’UEMOA, a présenté le rapport annuel 2025 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union aux parlementaires membres du Comité interparlementaire de l’UEMOA. On y apprend que l’Union a enregistré un taux de croissance de 6,7 %, contre 6,2 % en 2024.
Abdoulaye Diop, le Président de la Commission de l’UEMOA, a présenté le rapport annuel 2025 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union aux parlementaires membres du Comité interparlementaire de l’UEMOA. Ledit document fait état des progrès et du fonctionnement de l’Union, soulignant les réalisations en matière d’intégration régionale et de développement
Abdoulaye Diop a annoncé que l’activité économique au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a poursuivi sa progression en 2025, enregistrant un taux de croissance de 6,7%, contre 6,2% en 2024.
Le Président de la Commission de l’UEMOA, a indiqué que cette performance économique s’explique principalement par le dynamisme des industries extractives et du secteur des services, ainsi que par les résultats jugés satisfaisants de la campagne agricole 2025-2026.
Par pays, le taux de croissance en 2025 se présenterait comme suit : Bénin (+7,5%), Burkina Faso (+6,3%), Côte d’Ivoire (+6,5%), Guinée-Bissau (+5,5%), Mali (+6,1%), Niger (+6,6%), Sénégal (+7,8%) et Togo (+6,2%). L’activité économique évoluerait dans un contexte d’ensemble de l’Union caractérisé par un taux d’inflation nul contre 3,5% en 2024, un accroissement de la masse monétaire, consécutif à la progression des Actifs Extérieurs Nets et du crédit intérieur.
M. Diop a également indiqué que le taux d’inflation annuel s’est établi à 0%, après avoir atteint 3,5% en 2024. Cette baisse est attribuée notamment à la diminution des prix mondiaux des produits alimentaires et énergétiques, ainsi qu’à l’amélioration de l’offre de céréales sur les marchés locaux, favorisée par une bonne campagne agricole.
Le rapport fait également ressortir un accroissement de la masse monétaire, consécutif à la progression des Actifs Extérieurs Nets et du crédit intérieur. En 2025, le déficit budgétaire global représenterait 3,7% du PIB contre 5,3% en 2024.
Quant au déficit budgétaire global, hors dons, il serait de 4,5% du PIB contre 6,0% en 2024. Cette réduction du déficit s’expliquerait par une hausse des recettes publiques plus importante que celle des dépenses. S’agissant des échanges extérieurs de l’UEMOA, ils se traduiraient en 2025 par un solde global excédentaire de 3 964,1 milliards de francs CFA, en lien essentiellement avec la réduction du solde déficitaire du compte des transactions courantes
Malgré ces résultats encourageants, le responsable de l’UEMOA a souligné que les perspectives économiques pour 2026 restent exposées à certains risques, en particulier ceux liés aux tensions géopolitiques persistantes à l’échelle internationale.
S. B.



