La Guinée nie toute implication de ses forces armées dans les actes de piraterie

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Le général Toto Camara rejette ainsi les accusations de l'ambassadeur de la République d'Ukraine en Guinée Andrei Zayat qui pointait un doigt accusateur sur l'armée de Guinée face aux attaques répétées de navires dont l'un comportait un équipage ukrainien.

"Les faits remontent depuis 2009 avec la mise en place des garnisons militaires dans les îles au large de Conakry et le fait que ça soit les membres des forces armées guinéennes qui participent à ces activités criminelles pour moi, c'est une évidence de plus en plus claire et les autorités guinéennes doivent œuvrer pour mettre fin à ces actes", avait alors soutenu le diplomate ukrainien.

Pour le ministre guinéen de la Sécurité et de la Protection civile, le port de tenues militaires n'est pas une preuve évidente de l'implication des forces de défense et de sécurité guinéenne.

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"Les gens peuvent arborer des tenues pour détourner l'attention ou pour porter un discrédit sur les forces de défense et de sécurité", a estimé M. Toto Camara.

 Le ministre a toutefois assuré que le gouvernement guinéen travaille à apporter des solutions radicales au problème de la piraterie.

 "Mais, pour réussir, il faudrait doter nos services de matériels adéquats et d'équipements de surveillance parce que, sans moyens, on ne peut pas contrer la piraterie maritime", a-t-il relevé.

La piraterie en mer est devenue un phénomène récurrent et inquiétant dans le golfe de Guinée. Outre les navires marchands, les petites embarcations de pêcheurs en sont victimes.

 Selon une source policière, des pirates basés sur les îles de Kassa, aux larges de la capitale guinéenne s'en prendraient souvent à des piroguiers, pillant leurs produits de pêche.

Depuis le début de l'année, six navires ont été attaqués dans les eaux territoriales guinéennes par des pirates opérant à bord d'embarcations équipées de moteurs hors bords.