Francesca Chaouqui : Une femme pour réformer le Vatican

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On ne pourra pas dire de Francesca Chaouqui qu’elle est une femme ordinaire. A 30 ans, elle est déjà directrice communication chez Ernst&Young et est très présente sur les réseaux sociaux. Vendredi, elle a gravi une nouvelle marche dans sa carrière : une marche menant à la basilique Saint Pierre, en l’occurrence.

Francesca Chaouqui est à la fois la seule femme, la seule Italienne et la plus jeune d’une Commission de 8 pontes chargés d’analyser les comptes du Vatican et de proposer des solutions d’amélioration de la gestion de l’argent papal, le Pape François cherchant à la fois plus d’efficacité et plus de transparence. Ladite commission dispose des pleins pouvoirs dans le cadre de ses recherches.

Francesca Chaouqui n’était pourtant pas prédestinée à arriver si haut, si vite. Née d’une mère italienne et d’un père marocain de citoyenneté française, elle grandit en Calabre, un pays bien différent de l’agitation politique et diplomatique de la Ville éternelle. Elle va à Rome pour ses études, à l’université de La Sapienza. D’aucuns prétendent qu’elle aurait des affinités avec l’Opus Dei.

Au sein de la Commission, elle côtoiera Joseph Zahra, économiste maltais, Monseigneur Lucio Angel Vallejo Balda, ecclésiastique espagnol et secrétaire de la Préfecture des Affaires Economiques, Enrique Llano, expert en économie sanitaire lui aussi espagnol, deux managers français, un allemand et enfin un ex-général et ex-ministre des Affaires Etrangères à Singapour, George Yeo.

Un panel éclectique de personnalités internationales pour une tâche de la plus haute importance ; nul doute que l’apport de la belle italienne d’origine marocaine ne sera pas de trop.