Donald Trump a présidé ce 4 décembre à Washington une cérémonie de signature d’un accord de paix avec ses homologues congolais et rwandais, dans un bâtiment renommé en son honneur, parlant d’un « miracle » alors même que d’intenses combats se déroulent dans l’est de la République du Congo.
Sur le terrain, les combats font rage depuis plusieurs jours entre le groupe armé M23, soutenu par Kigali, et l’Armée congolaise appuyée par des milices, dans la province du Sud-Kivu (est de la RDC), selon des sources locales. Le M23 – qui n’a jamais reconnu officiellement ses liens avec Kigali – et les autorités de RDC s’accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu qu’ils s’étaient engagés à respecter dans le cadre d’une médiation parallèle menée par le Qatar à Doha, courant premier semestre 2025.
Des tirs d’armes lourdes et légères ont résonné en début de matinée ce 04 décembre aux abords de Kamanyola, une agglomération congolaise contrôlée par le M23, frontalière du Rwanda et du Burundi, a constaté un journaliste de l’AFP sur place. A Kaziba, une localité située dans les plateaux du Sud-Kivu, les affrontements ont repris « à partir de 05h30 » locales, et des avions de chasse ont « pilonné » la zone vers 08h30, a précisé un représentant de la Société civile sous couvert de l’anonymat.
L’AFP n’a pas été en mesure de déterminer un bilan fiable de ces affrontements auprès de sources indépendantes. « Beaucoup de maisons ont été bombardées et il y a beaucoup de morts », avait déclaré mercredi, 03 décembre, à l’AFP, René Chubaka Kalembire, un responsable administratif à Kaziba, localité sous contrôle du M23. Les conflits armés qui ensanglantent la région depuis trois décennies ont déplacé des centaines de milliers de personnes et provoqué une vaste crise humanitaire.
© Afriquinfos & Agence France-Presse



