Revue de la presse ivoirienne

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FRATERNITE MATIN

Comme il est de coutume, le président de la République Alassane Ouattara s'est adressé à la nation samedi, veille de la commémoration du 51ème anniversaire de l'accession de la Côte d'Ivoire à la souveraineté nationale. Le chef de l'Etat a tendu la main à tous les Ivoiriens en exil, rassuré les uns et les autres au plan de la sécurité et promis de mettre en œuvre ses promesses. "La Côte d'Ivoire réconciliée et rassemblée doit se construire avec toutes ses filles et tous ses fils. Elle a besoin des idées, du talent et de l'énergie de chaque Ivoirien pour réussir. C'est pourquoi, nous œuvrons pour le retour de nos frères et sœurs à l'extérieur du pays", a-t-il déclaré saluant la décision des officiers exilés au Ghana de rentrer au pays. "J'encourage les réfugiés demeurant au Liberia à rentrer, je demande à tous nos compatriotes à l'extérieur de revenir au pays, je continue de tendre la main en particulier à nos frères et sœurs du FPI et de LMP. Leur place est avec nous. Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour garantir le retour et la sécurité de tous", a encore dit Alassane Ouattara.

L'INTER

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 Dans son message télévisé à la nation samedi, le président ivoirien Alassane Ouattara a invité les exilés du Front populaire ivoirien (FPI) et de La majorité présidentielle (LMP) qui sont au Ghana ou ailleurs à revenir dans leur pays pour faire la réconciliation. La réaction du FPI ne s'est pas fait attendre. "Nous avons appris cela avec beaucoup de plaisir, de soulagement et d'espérance. Si le président ouvre son cœur pour dire que nous devons aller à la réconciliation, qu'il lance cet appel à ses frères et sœurs du FPI et de LMP exilés au Ghana, c'est une main tendue qu'il faut saisir", a réagi lundi Sylvain Miaka Oureto, le président par intérim du FPI. Il a plaidé en faveur des exilés. "Des échos nous parviennent que certains ne supportent pas bien cet exil. Donc il faut qu'ils rentrent et qu'on aille véritablement à la paix pour reconstruire notre pays. Si on situe cela dans le cadre de la réconciliation, cela veut dire que tous les frères et sœurs qui rentreraient ne seraient plus poursuivis", a fait remarquer Miaka Oureto. Pour qui la crainte des uns et des autres en restant à l'étranger, réside dans les arrestations et les poursuites judiciaires.

SOIR INFO

Au lendemain du drame causé par l'autobus de la Sotra qui a occasionné officiellement 37 morts, les autorités ivoiriennes et les responsables de ladite société ont continué le décompte macabre. Lundi, 10 dépouilles ont été repêchées des eaux. Ces découvertes macabres alourdissent le bilan qui passe officiellement de 37 à 47 corps. Mais cela ne suffira pas pour savoir le nombre exact de passagers ayant pris place ce vendredi à bord du bus de la mort. Les plongeurs jusqu'à 17 h (locale et GMT) étaient aux prises lundi avec un autre corps qui a été repéré mais dont la prise est délicate, eu égard au courant d'eau qui l'entraîne dans quasiment tous les sens. Des familles sur place à la morgue soutenaient que des parents, dont elles n'ont aucune nouvelle, ont effectivement emprunté le fameux bus. Elles ont fait enregistrer les noms des supposés disparus auprès de la cellule mise en place qui a reçu les familles des défunts samedi.