Burundi: Même en exil, l’Opposition s’organise à l’unisson

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Louvain (© 2017 Afriquinfos) – Tous les partis opposés au nouveau mandat du président Pierre Nkurunziza, vivant aujourd’hui en exil, se sont retrouvés ce week-end lors du «Forum des forces vives opposées au troisième mandat de P. Nkurunziza».

La rencontre s’est secrètement tenue  à Louvain en Belgique. Les opposants veulent désormais se mettre en ordre de bataille et parler d’une seule voix.  Ils envisagent mettre leurs forces ensemble afin de présenter un front uni pour lutter plus efficacement contre le pouvoir de Pierre Nkurunziza. Pancrace Cimpaye, qui est membre du Cnared, est un des porte-paroles de ce mouvement : «Ce n’est pas une fusion. Chaque entité garde son identité, mais il reste possible de mettre en place une passerelle entre les trois entités afin de coordonner, d’harmoniser les actions civiles et dynamiques nobles de la restauration de l’Etat de droit au Burundi. C’est une question de vie ou de mort».

Une première selon certains participants. Des représentants de l’opposition regroupés au sein du Conseil national pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et la restauration de l’Etat de droit (Cnared), de la société civile indépendante du Burundi et de la diaspora burundaise du monde entier se sont retrouvés pendant trois jours en Belgique.

Une parfaite réussite

La réunion de Louvain a été un véritable succès, selon les participants. A la fin de la rencontre, dimanche, les 34 personnalités présentes ont mis en place un plan d’action commun et un comité de coordination, tenus secrets jusqu’ici. Ils ont également créé un comité de conciliation et de médiation, dirigé par Pierre-Claver Mbonimpa, figure emblématique de la société civile burundaise aujourd’hui en exil : «On ne va pas accepter de continuer à vivre comme nous vivons aujourd’hui, comme la population vit aujourd’hui. Il faut que l’Etat de droit soit établi coûte que coûte».

Le pouvoir burundais n’a pas encore réagi jusqu’ici, mais certains ont raillé sur twitter «l’incapacité de l’opposition burundaise à s’unir».

 

Vignikpo Akpéné