Burundi : Le choléra devenu un véritable casse-tête des autorités sanitaires à Bujumbura

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C'est le cas entre autres de l'Hôpital Prince Régent Charles ( HPRC) dont le directeur Dr Jean Bosco Nduwarugira a fait savoir que cet hôpital abrite lui seul déjà 45 personnes alitées.

"Depuis octobre 2012, on a cessé de recevoir des cas de choléra. Des fois, ils étaient plus nombreux, mais ces derniers jours, on commence à recevoir des cas tellement nombreux qu'on est dépassé par rapport à notre capacité d'accueil. Nous sommes aujourd'hui à 45 cas qui proviennent de la commune Gihosha et de la commune Musaga", a indiqué le Dr Jean Bosco Nduwarugira.

Dans ces deux communes dont la première se trouve dans la partie septentrionale de la capitale et la seconde dans la partie australe de Bujumbura, il s'observe un manque criant d'eau et une insalubrité accrue due à ce manque d'eau, surtout dans les quartiers respectifs de Gihosha rural et de Gikoto.

Pour le directeur de l'Hôpital Prince Régent Charles, il est rare de voir que l'épidémie se développe à une telle envergure en période d'été et qu'elle se gère pendant une si longue période.

"J'en profite pour demander à la population de pouvoir nous aider en respectant les commandements de l'hygiène parce que nous ne sommes pas capables d'éradiquer cette épidémie nous seuls en tant qu'hôpital. Nous sommes dépassés en capacité d'accueil parce que l'hôpital a un espace très réduit et si les malades continuaient à nous arriver, on risquerait de ne plus être en mesure de les loger", a lancé le Dr Nduwarugira.

L'épidémie a toujours sévi au sud de la capitale Bujumbura dans cette commune de Musaga et dans une partie de la commune Kanyosha située également au sud de la capitale.

Ce n'est que très récemment que le choléra est signalé dans certains autres des communes urbaines suite à un manque d'hygiène criant dû à un désordre survenu dans le système de collecte des déchets qui a fait qu'on assiste quartiers à des montagnes de déchets qui se sont formées.

Cela est le résultat d'une mesure arrêtée par le nouveau maire de la ville de Bujumbura, Saïdi Juma, qui a imposé aux différents ménages de la capitale les associations de collecte de leurs immondices à des prix élevés, ce que ces ménages ont refusé préférant rester avec les associations avec lesquelles ils avaient déjà des contrats qui malheureusement n'ont plus ce droit de le faire.

En attendant, c'est le choléra qui fait ravage.

L'autre facteur favorisant est la fermeture depuis un bon bout de temps des bornes fontaines dans las quartiers pauvres de la mairie publiques qui sont raccordées au réseau de la Régie de Production et de Distribution des Eaux et de l'Electricité ( REGIDESO) faute de manque de paiement.

Heureusement, une décision de leur réouverture immédiate a été prise lors d'une réunion que le deuxième vice-président burundais Gervais Rufykiri a tenue avec tous les responsables de l'hygiène en mairie de Bujumbura ce mercredi.