Burkina Faso: La Société civile réclame justice pour les victimes des évènements de 2014 et 2015

Afriquinfos
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Réunis dans une Coalition, les protestataires veulent que la lumière soit faite autour des tueries d’octobre 2014, lors de la destitution de l’ancien président Blaise Compaoré.

«A ce jour, aucune lumière n’a été faite ni sur le dossier des martyrs de l’insurrection populaire d’octobre 2014, ni sur celui des victimes du coup d’Etat de septembre 2015, ni sur les dossiers antérieurs de crimes de sang et de crimes économiques», s’est indigné Chrysogone Zougmoré, Président de la «Coalition contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés» (CCVC).

Une «faillite judiciaire» que dénonce la Société civile puisque que le bilan établi à la suite de l’insurrection du 31 octobre 2014 fait état de 33 morts et 600 blessés, officiellement. La coalition demande que «toute la lumière soit faite sur l’ensemble des affaires louches sous le Gouvernement de transition».

Une interpellation qui pourrait amener l’ex-Premier ministre de la transition, Isaac Zida, devant la justice. Il est reproché à ce dernier des malversations au cours de son bref passage à ce poste. Raison pour laquelle la Société civile burkinabé exige du Gouvernement que «tous les coupables, quels que soient leurs rangs, leurs titres ou leurs grades, doivent répondre de leurs forfaits». Cette sortie de la Société civile burkinabé sonne le glas de la période de grâce que bénéficie Roch Marc Christian Kaboré, élu en novembre 2015.

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La Coalition CCVC estime en outre que depuis l’arrivée au pouvoir du Président Kaboré, la situation économique et sociale du Faso n’a pas évolué.

«Les prix des produits de première nécessité (riz, sucre, huile, carburant, etc.) restent hors de portée de la grande majorité des populations, tandis que l’on assiste à des tentatives de remise en cause des acquis des travailleurs», critique sur le sujet Chrysogone Zougmoré.

Anani   GALLEY