Les rebelles de Misrata auraient demandé l’aide de la France

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Le président français s'est entretenu dans la matinée de mercredi avec la délégation des rebelles libyens, composée du général Ramadan Zarmuh, du colonel Ahmed Hashem, et du colonel Brahim Betal Mal. L'écrivain français Bernard-Henri Lévy, un des sympathisants les plus résolus de l'opposition libyenne, ainsi que Benoît Puga, le chef d'Etat-major particulier du président français, étaient aussi présents à l'entretien.

 "Les commandants insurgés sont venus expliquer au chef de l'Etat que les clés de Tripoli sont à Misrata parce que les combattants de Misrata sont disciplinés, aguerris" et qu'ils ont obtenu déjà une victoire militaire face aux forces pro-Kadhafi, a indiqué M. Lévy à l'issue de la rencontre, cité par l'AFP.

La délégation des rebelles de Misrata a souhaité, selon l'AFP, qui cite des sources proches des rebelles libyens, obtenir de la France une aide équivalente à celle apporté par Paris à ceux du Djebel Nafoussa, région au sud-ouest de la capitale libyenne. La France avait reconnu fin juin avoir livré des armes à ces rebelles pour les aider à combattre contre les forces pro-Kadhafi.

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La présidence française a refusé de donner des détails ou des commentaires sur cette rencontre qui s'est déroulée à huis-clos total.

Misrata, ville côtière située à 200 km à l'est de Tripoli et troisième ville libyenne en terme de population, est contrôlé par les rebelles libyens depuis la mi-mai.