Le président sud-africain dénonce les "abus" de la résolution de l’ONU sur la Libye

Afriquinfos Editeur
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La station de radio Cape Talk a rapporté dans la ville du Cap que M. Zuma avait exprimé devant le Parlement sud-africain son inquiétude sur la situation dans ce pays d'Afrique du Nord.

La Résolution 1973 a conduit à la mise en oeuvre d'une zone d’exclusion aérienne sur la Libye et donné aux pays membres le feu vert pour appliquer les mesures nécessaires afin de réduire le nombre de morts civiles. M. Zuma a estimé que les bonnes intentions à l'origine de cette résolution avaient été perverties.

"Ces actions minent les efforts de l'Union africaine (UA) pour trouver des solutions aux problèmes que connaissent ses pays membres", a-t-il dit.

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D'après, l'agence sud-africaine SAPA, M. Zuma a critiqué l' intervention militaire de l'OTAN en Libye, dénonçant un "usage abusif" de la résolution de l'ONU. L'Afrique du Sud est préoccupée par le conflit qui se poursuit en Libye et entraîne la perte de vies innocentes, la destruction de biens et une dégradation de la situation humanitaire, a-t-il dit.

L'Afrique du Sud est fermement convaincu qu'un usage abusif est fait de la résolution 1973 de l'ONU pour imposer un changement de régime, des assassinats politiques et une occupation militaire étrangère. Il a appelé toutes les parties à respecter les droits de l'Homme et le droit humanitaire international.

Les événements en Libye ont réaffirmé l'urgence d'une mise en oeuvre complète de l'Architecture africaine pour la paix et la sécurité, ainsi que d'une réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-il dit.

L'Afrique du Sud espère que, après le rapport des ministres de l'UA devant le Conseil de sécurité le 15 juin, un terrain d’entente pourra être trouvé pour une voie politique vers une solution durable à la crise libyenne.

Le président sud-africain s'est rendu en Libye deux fois cette année en tant que représentant de l'UA pour tenter de trouver une solution à ce conflit.

L'Afrique du Sud est l'un des trois membres non-permanents du Conseil de sécurité à avoir demandé une réunion le 15 juin pour clarifier la position de l'Union africaine (UA). Les deux autres sont le Nigeria et le Gabon.