Afrique du Sud : Scandale sexuel dans les hautes sphères

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L’affaire peut être considérée comme le plus gros scandale sexuel en Afrique du Sud depuis l’accusation de viol contre le président Jacob Zuma lui-même, il y a une dizaine d’années. Là, c’est un leader de la COSATU qui voit ses vilains petits secrets dévoilés au grand jour ; une publicité qui pourrait lui coûter très cher.

Tout commence quand une jeune employée du Congrès des syndicats porte plainte contre M. Vavi pour agression sexuelle. Une accusation qui n’est pas à prendre à la légère et qui, au vu de la position haut placée du premier intéressé, embrase aussitôt l’opinion.

Sauf que M. Vavi nie immédiatement les faits. Pour être plus précis, il avoue avoir eu effectivement une aventure extra-conjugale avec une femme mariée travaillant pour COSATU. Il avoue avoir eu des relations sexuelles avec elle dans l’enceinte des bureaux et durant les heures de travail ; il reconnaît même l’avoir engagée lui-même. Mais il affirme que les relations étaient consentantes des deux côtés, et qu’il ne s’agit en aucun cas d’un viol.

Plus encore, M. Vavi a à son tour porté plainte contre la femme en question, dont le nom n’est pas rendu public, ainsi que son mari, clamant qu’ils auraient essayé de lui extorqué des fonds. Le couple lui aurait demandé la chiche somme de 200.000 dollars en échange de leur silence.

La rumeur court que la femme supposément victime serait en fait l’instrument des ennemis politiques de M. Vavi, qui chercheraient par ce biais à entacher son honneur et sa crédibilité pour affaiblir sa position. Si la théorie du complot n’est pas encore vérifiée, il est sûr en tout cas que l’accusé ne s’en sortira pas indemne : même si la justice ne fera rien contre lui, il est plus que probable qu’il soit forcé de démissionner à la suite du scandale.

« Je ne suis qu’un homme et donc faillible », se justifie-t-il sur twitter. « Je ne suis pas un saint ». Et d’ajouter, pétri de repentir : « Chacun de nous peut apprendre de cette affaire… Nous devons tous combattre nos propres faiblesses ».

Des intentions plus que louables. Mais suffiront-t-elles à laver la tache quasi indélébile du scandale ?