Des réfugiés maliens affluent au nord et à l’ouest du Burkina Faso

Afriquinfos Editeur
3 Min de Lecture

Agenda

mai 2024
L M M J V S D
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Les premiers arrivés le 1er février 2012 sont constitués de 9 familles comprenant une trentaine de personnes. Composés majoritairement de femmes et d'enfants, ces réfugiés qui comptent également parmi eux quelques vieillards et de chefs de familles, affirment être originaires des localités maliennes de Boulkessi et de Ombori.

Les réfugiés disent s'être installés de leur propre chef dans un ancien camp de réfugiés maliens créé dans les années 2004 et situé à 6 km de la ville de Djibo, sur l'axe menant à Ouagadougou.

« Certains ont occupé des maisons en banco, d'autres sont sous des tentes improvisées et le reste de troupe attend sous des arbres l'intervention de la croix rouge et des autorités de la zone», indique la même source.

- Advertisement -

Soulignant avoir quitté leurs villages par crainte pour leur vie, ces réfugiés ont fait remarquer que la situation au Mali inquiète la population et que d'autres familles sont sur les routes en direction du Burkina.     Même si les autorités locales sont muettes sur la question, le médecin chef de Djibo, le Docteur Lassané Yanogo est tout de même allé sur le site pour s'enquérir de leur état de santé, ont confié les réfugiés maliens.

Les autorités administratives de la localité de Faramana et de Koloko (Ouest du Burkina) faisant frontière avec le Mali  signalent l'afflux de réfugiés. A la date du 2 février 2012, l'administration dans la ville de Koloko a enregistré 124 réfugiés touaregs en provenance du Mali.

Face à cette situation, le gouvernement a déployé des militaires pour surveiller sa frontière nord avec le Mali, ont affirmé des habitants de la localité qui témoignent avoir vu une colonne de militaires en direction de la frontière avec le Mali.

Des combats, rappelle-t-on, opposent les forces maliennes à des groupes de rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) depuis le 17 janvier dans le nord- est et le nord-ouest du Mali.

L'Organisation des Nations unies (ONU) signale la présence aussi des milliers de maliens fuyant les combats et qui se sont réfugiés au Mauritanie et au Niger.