Revue de la presse ivoirienne du 24 Janvier

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FRATERNITE MATIN

Le président Alassane Ouattara effectue à partir de mercredi une visite d'État en France. Le premier enjeu, c'est le repositionnement de la coopération ivoiro-française mise à rude épreuve depuis le déclenchement de la crise militaro-politique du 19 septembre 2002. Les autorités d'alors n'avaient pas hésité à accuser la France de soutenir ceux qu'on appelait "les ennemis de la Côte d'Ivoire". Outre l'armée, de nombreux autres secteurs d' activités feront l'objet d'attention soutenue au cours de cette visite. L'autre enjeu de la visite d'État du président Ouattara en France, c'est qu'elle sera l'occasion d'exprimer la gratitude de la Côte d'Ivoire à l'État français dont le soutien ne lui a pas fait défaut dans la recherche de solutions à la crise post- électorale. Soutien militaire sous l'égide de l'Onu, certes. Mais aussi et surtout soutien politique.

L'INTER

Pour les Etats-Unis, pas question d'une quelconque libération de l'ancien chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, avant de l'avoir jugé. Barack Obama est, en effet, pour une comparution de l'ex-homme fort d'Abidjan devant la Cour pénale internationale (CPI). C'est ce qu'a clairement soutenu lundi le sous-secrétaire d'Etat américain aux affaires africaines, chargé en particulier de l'Afrique de l'Ouest, William Fitzgerald. A la question de savoir s'il faut libérer ou juger Laurent Gbagbo, William Fitzgerald s'est voulu sans équivoque : "Il doit être jugé. Il a fait de bonnes choses, mais il a aussi fait des mauvaises choses. Il faut qu'il soit jugé pour qu'il s'explique sur ce qui s'est passé". Barack Obama tient donc à la comparution de Gbagbo devant la CPI. Cette déclaration du gouvernement américain n'est guère surprenante, pour qui connaît la position affichée par les Etats- Unis au plus fort de la crise post-électorale.

SOIR INFO

L'expression plurielle en Côte d'Ivoire est en danger, disent bien d'observateurs. Cela, au regard d'un certain nombre de faits, tendant véritablement à laisser croire, que des extrémistes qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes, veulent à tout prix bâillonner une partie de l'opinion. Notamment, l'opinion de l'opposition incarnée par le Front populaire ivoirien (FPI). Devant de telles dérives, le Fpi a le beau rôle. Le sorcier est tout trouvé pour lui. C'est bien le pouvoir Ouattara qui actionne tous ces casseurs sans visages. Les accusations sont suffisamment graves pour que le président et ses collaborateurs restent sans réaction appropriée. Parce qu'à la face du monde, c'est une très mauvaise publicité, aux conséquences très souvent désastreuses.