Dialogue 2018 au Togo/Tikpi Atchadam sécurisé à Lomé pour la prochaine reprise des travaux?

TEMA (© 2018 Afriquinfos) – Il est le grand absent de l’entame du 27è dialogue intertogolais le 19 février dernier, pour avoir été l’un des principaux hommes-orchestres de la relance des revendications autour des réformes (constitutionnelles et institutionnelles). Lui, c’est Salifou Atchadam Tikpi, leader du PNP (Parti national panafricain, né en avril 2014). Il était de nouveau absent pour la 2ème journée des travaux du dialogue intertogolais le 23 février !

 

 

C’est la parution de la semaine en cours du journal LDC (Lettre du Continent) qui a relancé la spéculation, la polémique et « mythe » autour de la «sécurité menacée d’Atchadam Tikpi» en terre togolaise. Depuis sa participation fin novembre 2017 à un voyage des leaders de la Coalition de l’opposition togolaise en Europe (France) via Accra (Ghana) pour rencontrer Alpha Condé, le président national du PNP a disparu des radars. Mis à part ses habituelles réapparitions sonores via des enregistrements audios sur le réseau social whatsapp. Son entourage confirme difficilement mais officiellement sa vie hors du Togo. Sa thèse sur le sujet est souvent la même : «La sécurité de M. Atchadam est menacée au Togo».

Démêler le vrai du faux…

Au sortir de l’ouverture du dialogue 2018 le 19 février dernier, Dr Kossi Sama (Secrétaire général du PNP qui fut embastillé durant plusieurs mois après la manifestation historique de ce parti le 19 août 2017) a réaffirmé aux micros de la presse togolaise : «Tikpi va bien. Nous sommes en discussions pour qu’il participe en personne aux travaux du dialogue 2018. Nous craignons vraiment pour sa vie, ce ne sont pas seulement des précautions. Nous sommes en discussions avec toutes les parties impliquées dans ce dialogue pour qu’il puisse prendre part aux travaux». Des souhaits vains, des discussions infructueuses pour l’heure, car au 2ème des négociations politiques ce 23 février à Lomé, le sieur Atchadam Tikpi était de nouveau abonné aux absents.

«L’opposant est cloué à Accra dans une villa prêtée par un ami (…) et Nana Akufo-Addo a fait savoir à Faure Gnassingbé qu’Atchadam  T. n’était ni réfugié ni en exil au Ghana, et ne bénéficiait d’aucun régime particulier», informe la LDC sur le sujet. Le même journal qui souligne qu’au bout de 90 jours de vie en terre ghanéenne, «Atchadam, sans titre officiel de séjour, devra quitter le sol ghanéen, comme tout ressortissant de la CEDEAO».

Au plus fort de la crise née en août dernier, Gilbert B. Bawara, au sujet de ces multiples précautions prises par l’opposant-leader du PNP, a eu la phrase petite suivante : «Ce qui est certain,  les services de sécurité ne sont pas à la recherche ou à la poursuite du président du PNP… Si on voulait le prendre, il n’y aurait aucune difficulté parce que tout le monde sait où il est». Le siège national du PNP a été victime début octobre 2017 à Lomé d’un grave incendie qui a ravagé locaux et biens immobiliers qui s’y trouvaient.

 

 Komlan AWUKU

 

 

 

 

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